Co-parentalité avec un narcissique : 8 stratégies pour protéger vos enfants - Psychologie et Serenite

Co-parentalité avec un narcissique : 8 stratégies clés

Co-parentalité avec un narcissique : 8 stratégies pour protéger vos enfants

Vous avez quitté la relation. Vous pensiez que le plus dur était derrière vous. Et puis vous avez réalisé que le plus dur commençait à peine.

Parce que vous êtes séparé de cette personne, mais vous ne pouvez pas la supprimer de votre vie. Vous avez des enfants ensemble. Et ces enfants sont devenus le nouveau terrain de jeu de la manipulation.

La co-parentalité avec un parent narcissique est l’un des défis psychologiques les plus éprouvants qui existent. Ce n’est pas un simple désaccord éducatif entre deux adultes de bonne volonté.

C’est une guerre asymétrique où l’un des parents utilise les enfants comme instruments de contrôle, de punition et de maintien de l’emprise — et où l’autre parent doit protéger ses enfants tout en se protégeant lui-même.

Cet article est le plus complet que j’ai écrit sur ce sujet. Il est long. Prenez le temps de le lire, de le relire, et de le partager avec votre avocat si nécessaire.

Comprendre le parent narcissique après la séparation

Pourquoi la séparation n’arrête pas la manipulation

Pour comprendre la co-parentalité narcissique, il faut comprendre une réalité fondamentale : le narcissique ne co-parente pas. Il utilise le cadre de la co-parentalité pour maintenir son emprise. La séparation est vécue par le parent narcissique comme une blessure narcissique intolérable.

Quelqu’un a osé le quitter, le juger insuffisant, remettre en question son image. Cette blessure doit être vengée. Et les enfants sont l’arme la plus efficace, parce qu’ils sont le lien que vous ne pouvez pas couper.

Le profil du parent narcissique en co-parentalité

Le parent narcissique après séparation se reconnaît à plusieurs comportements caractéristiques :

  • L’instrumentalisation des enfants. Les enfants deviennent des messagers, des espions, des outils de chantage affectif. « Dis à ta mère que… », « Papa a dit que tu n’avais pas le droit de… »
  • Le non-respect des accords. Les horaires de garde sont systématiquement bafoués, les décisions communes ignorées, les engagements financiers esquivés. Non par oubli, mais par démonstration de pouvoir.
  • La victimisation. Le parent narcissique se présente comme la victime de la séparation, y compris auprès des enfants. « C’est maman qui a détruit notre famille. » « Papa est tout seul à cause de ta mère. »
  • Le dénigrement de l’autre parent. Commentaires négatifs répétés, critiques à peine voilées, comparaisons défavorables. Le but est que les enfants finissent par percevoir l’autre parent comme le « mauvais ».
  • Le parent Disney. A l’inverse, le parent narcissique peut jouer le rôle du parent parfait, ultra-permissif, qui offre tout et ne pose aucune limite, pour contraster avec le parent « strict » qui fait les devoirs et impose les règles.

A retenir : Un parent narcissique ne cherche pas le bien-être de ses enfants dans la co-parentalité. Il cherche à gagner. Gagner le conflit, gagner l’affection des enfants, gagner le contrôle. Une fois que vous comprenez cette motivation fondamentale, ses comportements deviennent prévisibles — et donc gérables.

Les 8 stratégies de manipulation du parent narcissique via les enfants

Connaître les stratégies, c’est pouvoir les anticiper et les neutraliser.

Stratégie 1 : Le triangulation

Le parent narcissique place l’enfant au milieu de la communication entre les deux parents. L’enfant devient le messager : « Dis à ta mère que je ne paierai pas la cantine. » Cette position est dévastatrice pour l’enfant, car elle le force à choisir un camp et le charge d’une responsabilité émotionnelle qui n’est pas la sienne.

Stratégie 2 : Le gatekeeping inversé

Le parent narcissique contrôle l’accès à l’enfant : annulations de dernière minute, « oubli » de ramener l’enfant à l’heure, réponse tardive aux messages concernant les enfants. L’objectif est de vous maintenir dans un état d’incertitude et d’impuissance permanent.

Stratégie 3 : L’aliénation parentale

C’est la stratégie la plus destructrice. Le parent narcissique retourne progressivement les enfants contre l’autre parent par un travail de sape systématique : dévalorisation, révélation de confidences d’adultes, victimisation, création d’une alliance exclusive. Pour une analyse approfondie, consultez notre article dédié sur l’aliénation parentale.

Stratégie 4 : Le sabotage des règles éducatives

Vous posez un cadre éducatif structurant ? Le parent narcissique fait l’exact inverse chez lui. Coucher tardif, écrans illimités, absence de devoirs, alimentation sans limites. L’enfant revient de chez l’autre parent en état de dysrégulation, et c’est VOUS qui gérez les conséquences.

Stratégie 5 : Le litige perpétuel

Le parent narcissique lance des procédures judiciaires à répétition. Pas pour obtenir un résultat, mais pour vous épuiser financièrement et émotionnellement. Chaque audience est une occasion de se mettre en scène et de vous déstabiliser.

Stratégie 6 : La communication toxique

Messages accusatoires, insultes à peine voilées, interprétations malveillantes de chacune de vos paroles. Chaque échange textuel devient un champ de mines émotionnel.

Stratégie 7 : L’utilisation des événements importants

Anniversaires, fêtes de fin d’année, rentrée scolaire : le parent narcissique choisit précisément ces moments pour créer du conflit, annuler des plans ou faire une scène. Les moments censés être joyeux deviennent des sources d’anxiété.

Stratégie 8 : Le gaslighting parental

Le parent narcissique nie des faits établis (« je n’ai jamais dit ça »), réécrit l’histoire (« c’est toi qui as voulu cette garde »), et vous fait douter de votre propre perception de la réalité. Les enfants, témoins de ce gaslighting, finissent parfois par douter aussi.

Le parallel parenting : la méthode quand la co-parentalité est impossible

Pourquoi la co-parentalité classique ne fonctionne pas

La co-parentalité saine repose sur la coopération, la communication ouverte et la priorité donnée au bien-être de l’enfant. Avec un parent narcissique, ces trois conditions sont absentes. Chaque tentative de coopération est exploitée. Chaque communication ouverte est retournée contre vous. Le bien-être de l’enfant est secondaire par rapport à l’ego du parent narcissique.

C’est pourquoi les professionnels recommandent le parallel parenting : un modèle de parentalité parallèle où chaque parent gère son domaine de manière autonome, avec un minimum de contact entre les deux. Pour un protocole complet, lisez notre article sur le parallel parenting.

Les principes fondamentaux

  • Communication strictement écrite (email ou application dédiée type OurFamilyWizard).
  • Sujets limités aux besoins factuels des enfants (santé, scolarité, logistique).
  • Pas de discussion sur le passé, les émotions ou la relation.
  • Décisions autonomes dans chaque foyer pour les sujets du quotidien.
  • Recours à un médiateur ou au juge pour les décisions majeures.

Le protocole BIFF : communiquer sans alimenter le conflit

Le protocole BIFF, développé par Bill Eddy du High Conflict Institute, est l’outil de communication le plus efficace face à un parent narcissique.

B – Brief (Bref)

Vos messages doivent être courts. Deux à quatre phrases maximum. Plus vous écrivez, plus vous donnez de matière à l’autre pour déformer, attaquer et relancer le conflit.

I – Informative (Informatif)

Ne transmettez que des informations factuelles. Pas d’opinions, pas d’émotions, pas de jugements. « Le rendez-vous chez le pédiatre est fixé au mardi 15 janvier à 14h. » Point.

F – Friendly (Cordial)

Un ton neutre et courtois. Pas chaleureux (ce serait faux), pas froid (ce serait exploitable). Professionnel. Comme si vous écriviez à un collègue avec lequel vous n’avez pas d’affinité particulière.

F – Firm (Ferme)

Fermez la boucle. Pas de questions ouvertes qui invitent à une réponse-fleuve. Pas de formulations ambiguës. « Merci de confirmer la réception » suffit.

Exemples concrets

Message reçu du parent narcissique :
« Tu es vraiment la pire mère du monde. Les enfants me disent qu’ils ne veulent plus aller chez toi. Tu ne t’occupes de rien. Je vais rappeler mon avocat. »

Réponse NON-BIFF (à ne pas envoyer) :
« C’est n’importe quoi ! Les enfants n’ont jamais dit ça. C’est toi qui les montes contre moi. Tu manipules tout le monde et tu le sais très bien. J’en ai marre de tes mensonges. »

Réponse BIFF :
« J’ai bien noté ton message. Les enfants seront prêts à 18h dimanche comme convenu. Bonne soirée. »

A retenir : Le protocole BIFF repose sur un principe simple mais difficile à appliquer : ne jamais répondre à la provocation. Chaque réaction émotionnelle de votre part est une victoire pour le parent narcissique. Votre silence émotionnel est votre arme la plus puissante.

Protéger les enfants : les 5 règles absolues

Règle 1 : Ne jamais dénigrer l’autre parent devant les enfants

C’est la règle la plus difficile et la plus importante. Même si l’autre parent vous détruit publiquement, même si les enfants rapportent des propos abjects. Dénigrer l’autre parent force l’enfant à choisir un camp. Or un enfant a besoin de pouvoir aimer ses deux parents pour se construire.

Quand l’enfant rapporte un commentaire négatif, la réponse est : « Je comprends que c’est difficile d’entendre ça. Moi et papa/maman, on a des façons différentes de voir les choses. Ce qui compte, c’est que nous t’aimons tous les deux. »

Règle 2 : Ne jamais utiliser l’enfant comme messager

Toute communication entre parents passe par les parents. Jamais par l’enfant. « Dis à ton père que… » est une phrase à bannir définitivement de votre vocabulaire, même pour des sujets anodins.

Règle 3 : Créer un espace sécurisant dans votre foyer

Votre maison doit être un havre de stabilité et de prévisibilité. Des règles claires, des routines stables, un cadre bienveillant mais structurant. L’enfant qui navigue entre deux foyers dont l’un est chaotique a d’autant plus besoin de structure dans l’autre.

Règle 4 : Valider les émotions de l’enfant sans les orienter

L’enfant peut revenir de chez l’autre parent triste, en colère, confus. Votre rôle est de valider ce qu’il ressent : « Je vois que tu es triste. Tu as le droit d’être triste. Tu veux m’en parler ? » Sans ajouter « C’est normal, ton père est impossible » ni « Qu’est-ce qu’il t’a fait encore ? »

Règle 5 : Consulter un professionnel pour l’enfant si nécessaire

Un enfant pris dans un conflit parental de haute intensité peut développer de l’anxiété, des troubles du comportement, un repli sur soi ou une parentification précoce. Un psychologue spécialisé dans l’enfant peut offrir un espace neutre où l’enfant exprime ce qu’il ne peut dire à aucun des deux parents.

Les erreurs à éviter absolument

Erreur 1 : Espérer que le parent narcissique change

Il ne changera pas. Le trouble narcissique de la personnalité est un trouble structurel, profondément ancré. Votre énergie ne doit pas aller vers l’espoir du changement mais vers l’adaptation de VOS stratégies.

Erreur 2 : Répondre aux provocations

Chaque réponse émotionnelle est une victoire pour le parent narcissique. C’est ce qu’il cherche : prouver que VOUS êtes l’instable, l’agressif, le problème. Le protocole BIFF existe précisément pour cela.

Erreur 3 : Compenser en devenant le parent parfait

Vouloir être irréprochable pour « contrebalancer » l’autre parent mène au burnout parental. Vous n’avez pas à être parfait. Vous avez à être stable, présent et bienveillant. C’est déjà beaucoup.

Erreur 4 : Isoler les enfants de l’autre parent

Sauf danger avéré (violence, abus), empêcher les enfants de voir leur autre parent est juridiquement risqué et psychologiquement nuisible pour l’enfant. C’est aussi le piège que le parent narcissique espère vous voir tomber, car cela vous ferait passer pour le parent aliénant.

Erreur 5 : Négliger la documentation

Chaque incident, chaque non-respect du jugement, chaque message toxique doit être documenté. Dates, heures, captures d’écran, témoins. Cette documentation sera votre alliée en cas de procédure judiciaire. Ce n’est pas de la paranoïa, c’est de la prudence.

A retenir : La pire erreur est de combattre un narcissique avec ses propres armes (manipulation, dénigrement, contrôle). Vous perdrez toujours à ce jeu, parce que vous avez quelque chose qu’il n’a pas : une conscience. Votre force est dans la constance, la documentation et le désengagement émotionnel.

Aspects juridiques : ce que vous devez savoir

En France, l’autorité parentale conjointe est le principe par défaut, même en cas de séparation. Cela signifie que les deux parents doivent prendre ensemble les décisions importantes concernant l’enfant (santé, scolarité, religion).

Cependant, le juge aux affaires familiales (JAF) peut :

  • Modifier la résidence habituelle en cas de preuves de comportement nuisible.
  • Restreindre le droit de visite (visite médiatisée, par exemple).
  • Ordonner une expertise psychologique des parents et/ou des enfants.
  • Désigner un médiateur familial, bien que la médiation soit déconseillée avec un parent narcissique (car elle donne un cadre que le narcissique exploitera pour manipuler le médiateur).

Constituer un dossier solide

Les juges s’appuient sur des preuves. Votre dossier doit contenir :

  • Les messages écrits (SMS, emails, messages d’application) démontrant le non-respect des accords, les insultes, les tentatives de manipulation.
  • Un journal chronologique des incidents, rédigé au fil de l’eau (pas reconstitué a posteriori).
  • Les attestations de témoins (proches, enseignants, professionnels de santé).
  • Les rapports de professionnels (psychologue de l’enfant, médecin, assistante sociale).
  • Les preuves de non-respect du jugement (retards de ramène, non-paiement de pension, non-consultation pour les décisions).

La médiation : à éviter avec un narcissique

La médiation familiale repose sur le principe de bonne foi des deux parties. Or la bonne foi est précisément ce qui manque au parent narcissique.

En médiation, le narcissique se présente comme raisonnable et coopératif face au médiateur, tout en continuant la manipulation en coulisses. De nombreux professionnels déconseillent la médiation en cas de trouble narcissique avéré et préconisent le recours direct au juge.

L’approche TCC : reprendre le contrôle de vos réactions

Pourquoi la TCC est particulièrement adaptée

La co-parentalité narcissique crée un état de stress chronique qui modifie littéralement votre fonctionnement cognitif. Vous êtes en mode « alerte permanente ». Chaque notification de message déclenche une décharge d’adrénaline. Chaque échange de garde vous noue le ventre. Votre cerveau fonctionne comme si vous étiez en danger constant — et dans un sens, c’est le cas.

La TCC intervient sur trois niveaux :

Les pensées. Après des années de relation avec un narcissique, vous avez intégré des distorsions cognitives qui ne vous appartiennent pas.

« C’est ma faute si les enfants souffrent », « Je suis un mauvais parent », « Je n’arriverai jamais à m’en sortir. » La restructuration cognitive permet de distinguer les pensées qui viennent de l’emprise de celles qui reflètent la réalité.

Les émotions. Les techniques de régulation émotionnelle — respiration contrôlée, ancrage sensoriel, mise à distance cognitive — vous donnent des outils concrets pour ne pas réagir impulsivement aux provocations. L’objectif n’est pas de ne rien ressentir, mais de choisir votre réponse plutôt que de la subir.

Les comportements. Le protocole BIFF, le parallel parenting, la documentation systématique : ces stratégies comportementales sont des applications directes des principes de la TCC. Elles remplacent les comportements réactifs (répondre à la provocation, se justifier, supplier) par des comportements stratégiques (informer, cadrer, documenter).

Le travail sur le sentiment de culpabilité parentale

La culpabilité est le sentiment dominant chez le parent qui quitte un narcissique.

« J’ai imposé cette séparation à mes enfants. » « Je n’arrive pas à les protéger. » « Je devrais faire plus. » En TCC, nous travaillons à distinguer la culpabilité appropriée (qui signale un comportement à corriger) de la culpabilité toxique (qui est le résidu de l’emprise narcissique). La seconde est presque toujours prépondérante.

L’impact sur votre propre santé mentale

Le stress post-traumatique de la co-parentalité conflictuelle

Les recherches montrent que les parents engagés dans une co-parentalité de haute intensité présentent des symptômes similaires au stress post-traumatique : hypervigilance, troubles du sommeil, réactions de sursaut face aux notifications de message, anxiété anticipatoire avant chaque échange de garde.

Ce stress est réel et il mérite une prise en charge. Il ne suffit pas de « tenir bon ». Votre estime de soi a probablement été sérieusement entamée par la relation avec le parent narcissique, et la co-parentalité conflictuelle continue de l’éroder.

Prendre soin de vous n’est pas égoïste

Un parent épuisé, anxieux et déprimé ne peut pas offrir la stabilité dont ses enfants ont besoin. Prendre soin de votre santé mentale est un acte parental, pas un luxe.

Cela inclut :
– Un suivi thérapeutique individuel (la TCC est particulièrement adaptée pour travailler sur les distorsions cognitives installées par l’emprise).
– Un réseau de soutien (amis, famille, groupes de parole pour parents en co-parentalité difficile).
– Des moments de déconnexion totale du conflit.
– Une activité physique régulière (l’un des anxiolytiques les plus efficaces et les moins utilisés).

FAQ : vos questions sur la co-parentalité narcissique

Mon enfant ne veut plus aller chez l’autre parent. Que faire ?

Ne prenez pas cette décision seul. Un enfant qui refuse de voir un parent peut exprimer une détresse réelle, mais il peut aussi être sous l’influence de l’aliénation parentale. Consultez un psychologue de l’enfant et informez votre avocat. Ne vous substituez pas au juge.

L’autre parent ne respecte pas le jugement. Quels recours ?

Chaque non-respect du jugement peut être signalé au JAF. En cas de non-représentation d’enfant, vous pouvez déposer une plainte. Documentez systématiquement chaque infraction.

Comment expliquer la situation à mes enfants sans les impliquer ?

Adaptez le message à l’âge. Pour les jeunes enfants : « Maman et papa ne vivent plus ensemble, mais on t’aime tous les deux très fort. » Pour les adolescents : « La relation entre tes parents est compliquée. Ce n’est pas ta responsabilité. Tu as le droit d’aimer tes deux parents. »

Le parallel parenting est-il reconnu par les tribunaux ?

Le terme n’apparaît pas dans la loi française, mais les principes qui le sous-tendent (communication strictement écrite, autonomie dans chaque foyer, recours au juge pour les décisions majeures) sont couramment mis en place par les JAF dans les situations de haute conflictualité.

Dois-je informer l’école de la situation ?

Oui. Informez la direction et l’enseignant principal que la situation familiale est conflictuelle. Fournissez une copie du jugement de garde. Demandez à être prévenu en cas de comportement inhabituel de l’enfant. L’école est un observateur précieux et neutre.

Combien de temps cette situation va-t-elle durer ?

Soyons honnêtes : tant que le parent narcissique a un moyen de vous atteindre, il l’utilisera. La bonne nouvelle, c’est qu’avec le temps, les bonnes stratégies et le travail sur vous-même, le conflit perd de son pouvoir sur vous. L’objectif n’est pas que l’autre change. C’est que vous deveniez imperméable.

Mon nouveau partenaire peut-il jouer un rôle ?

Oui, mais avec prudence. Un nouveau partenaire peut être un soutien émotionnel précieux, mais il ne doit pas devenir un acteur du conflit. Le parent narcissique utilisera l’existence de ce nouveau partenaire comme arme (« Tu exposes nos enfants à un inconnu »).

Votre nouveau partenaire doit rester en retrait des échanges avec l’ex et ne pas intervenir dans la co-parentalité. Son rôle est de vous soutenir, pas de gérer le conflit à votre place.

Les enfants finiront-ils par comprendre ?

Oui, dans la grande majorité des cas. En grandissant, les enfants développent une pensée critique qui leur permet de voir la réalité par eux-mêmes. L’adolescence et le début de l’âge adulte sont souvent des périodes de prise de conscience.

Le parent qui a été constant, stable et non manipulateur est presque toujours celui vers lequel les enfants reviennent. La patience est une vertu douloureuse mais payante.


La co-parentalité narcissique épuise votre énergie et votre estime de soi ? En tant que psychopraticien TCC à Nantes, j’accompagne les parents pris dans ces dynamiques de haute conflictualité. Reconstruire vos défenses psychologiques, reprendre le contrôle de vos réactions et protéger vos enfants sans vous détruire : c’est possible.

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Article rédigé par Gildas Garrec, psychopraticien TCC à Nantes, spécialisé dans les dynamiques relationnelles toxiques et la reconstruction après emprise.

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8 réflexions sur “Co-parentalité avec un narcissique : 8 stratégies clés”

    1. Merci d’avoir partage Mathieu. C’est comme ca que l’information circule et aide ceux qui en ont besoin. J’espere que ca aidera votre proche a y voir plus clair.

      Chaleureusement,
      Gildas

  1. Cet article devrait etre lu par tous les avocats en droit de la famille. La realite du terrain est exactement celle que vous decrivez.

    1. Elodie, ravi que le contenu vous soit utile. N’hesitez pas a explorer les autres articles du blog, ils forment un ensemble coherent pour mieux comprendre vos mecanismes relationnels. Prenez soin de vous.

      Chaleureusement,
      Gildas

    1. Merci a vous Charlotte pour ce retour. Savoir que mes articles aident concretement les gens est ma plus grande motivation. Continuez a prendre soin de vous, vous etes sur la bonne voie.

      Chaleureusement,
      Gildas

  2. Merci pour les ressources concretes. J’ai commence a appliquer la methode et la communication avec mon ex est moins explosive.

    1. Gildas GARREC

      Merci a vous Manon pour ce retour. Savoir que mes articles aident concretement les gens est ma plus grande motivation. Continuez a prendre soin de vous, vous etes sur la bonne voie.

      Chaleureusement,
      Gildas

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