Introduction : qu’est-ce que l’estime de soi, vraiment ?
« J’ai une mauvaise estime de moi. » Cette phrase, prononcée par tant de patients au début de leur thérapie, recouvre des réalités très differentes. Pour l’un, c’est l’incapacite de prendre la parole en réunion. Pour l’autre, c’est le sentiment persistant de ne pas meriter l’amour. Pour un troisieme, c’est la conviction profonde d’être fondamentalement defaillant. L’estime de soi est un concept a la fois universel et profondement personnel, et c’est précisément cette complexité qui le rend si difficile a saisir et a transformer.
La psychologie cognitive, et plus particulièrement la thérapie comportementale et cognitive (TCC), nous offre un cadre rigoureux pour depasser les formules vagues du développement personnel. Loin des injonctions a « s’aimer soi-même » ou a « croire en soi », la TCC decompose l’estime de soi en mécanismes cognitifs identifiables : des croyances, des schémas de pensée, des distorsions spécifiques, qui peuvent être analyses, questionnes et progressivement modifies.
Le modele de Melanie Fennell (1999), psychologue clinicienne a l’universite d’Oxford, est aujourd’hui l’un des cadres les plus utilises en TCC pour comprendre et traiter la faible estime de soi. Dans son ouvrage de référence Overcoming Low Self-Esteem, elle propose un modele cognitif qui identifie les mécanismes par lesquels une croyance négative sur soi se maintient et se renforce au fil du temps, malgre les preuves contraires.
En m’appuyant sur ce modele et sur les travaux complémentaires de Nathaniel Branden (1994), de Christophe Andre (2006) et de la recherche contemporaine, je vous propose d’explorer les cinq piliers de l’estime de soi tels que la psychologie cognitive les identifie, avec pour chaque pilier des exercices pratiques de restructuration cognitive.
Le modele de Fennell : comprendre le mécanisme de la faible estime de soi
La croyance fondamentale : le coeur du problème
Au centre du modele de Fennell se trouve la croyance fondamentale (core belief), aussi appelee schéma de soi négatif. C’est une conclusion globale, absolue et rigide sur sa propre valeur, généralement formee dans l’enfance à partir d’expériences précoces :
- « Je ne suis pas assez bien. »
- « Je suis incompetent(e). »
- « Je ne merite pas d’être aime(e). »
- « Je suis fondamentalement defaillant(e). »
Cette croyance n’est pas une pensée passagère. C’est une conviction profondement enracinée qui fonctionne comme un filtre perceptif : elle déterminé quelles informations vous remarquez, comment vous les interpretez et lesquelles vous retenez. Les succès sont minimises (« C’etait de la chance »), les échecs sont generalises (« Je suis nul »), et les expériences neutres sont interpretees negativement (« Il ne m’a pas salue, c’est que je ne l’interesse pas »).
Les règles de vie : les protections fragiles
Pour se protéger de la douleur associée a la croyance fondamentale, la personne développé des règles de vie (assumptions) : des stratégies implicites visant a éviter la confirmation de la croyance. Ces règles prennent souvent la forme « Si… alors… » :
- « Si je suis parfait(e) en tout, alors personne ne pourra me critiquer. » (perfectionnisme)
- « Si je fais toujours passer les autres en premier, alors on m’aimera. » (abnegation)
- « Si je ne prends jamais de risques, alors je ne pourrai pas echouer. » (évitement)
- « Si je suis toujours agreable, alors je ne serai pas rejete(e). » (soumission)
Ces règles fonctionnent… jusqu’a ce qu’elles soient violees. Quand une situation brise la règle (un échec malgre le perfectionnisme, un rejet malgre la gentillesse), la croyance fondamentale s’active brutalement, generant des pensées automatiques négatives et des émotions intenses de honte, de tristesse ou d’anxiété.
Le cercle de maintien
Le modele de Fennell decrit un cercle de maintien qui explique pourquoi la faible estime de soi persiste malgre les expériences positives :
1. Situation declenchante (ex : presentation en public).
2. Activation de la croyance fondamentale (« Je suis incompetent »).
3. Pensées automatiques négatives (« Je vais bafouiller, tout le monde va voir que je suis nul »).
4. Émotions (anxiété, honte) et sensations physiques (gorge serree, mains moites).
5. Comportements de protection (éviter le regard, parler vite, minimiser ses propos).
6. Les comportements de protection empechent de vivre une expérience positive complete, ce qui confirme la croyance (« J’ai survecu, mais c’etait terrible »).
C’est ce cercle que les cinq piliers que nous allons explorer visent a briser.
Pilier 1 : la conscience de soi (se connaitre avec justesse)
De quoi s’agit-il ?
Le premier pilier de l’estime de soi est la capacité a se percevoir avec justesse, c’est-a-dire a reconnaître ses forces ET ses limites sans distorsion. Les personnes a faible estime de soi ne manquent pas de conscience de soi ; elles en ont une version biaisee. Leurs limites sont hypertrophiees, leurs qualites sont invisibilisees.
Nathaniel Branden (1994), dans The Six Pillars of Self-Esteem, definit la conscience de soi comme « la volonte de savoir ce que l’on sait, de ressentir ce que l’on ressent, de voir ce que l’on voit ». C’est un acte de lucidite qui refuse aussi bien l’autodenigrement que l’autoglorification.
Les distorsions cognitives associées
- Abstraction selective : ne retenir que les éléments négatifs d’une situation en ignorant les positifs. Exemple : recevoir 9 evaluations positives et 1 négative, et ne penser qu’a la négative.
- Disqualification du positif : transformer les expériences positives en éléments neutres ou négatifs. Exemple : « Si on m’a félicité, c’est par politesse. »
Exercice de restructuration : l’inventaire équilibre
Sur une feuille divisee en deux colonnes, listez d’un cote vos 10 qualites ou competences et de l’autre vos 10 limites ou axes d’amelioration. La plupart des personnes a faible estime de soi remplissent la colonne des limites en 30 secondes et bloquent sur celle des qualites. Ce déséquilibre révèle le biais perceptif a l’oeuvre.
Pour chaque qualite, ajoutez un exemple concret récent qui la demontre. Ne vous contentez pas de « Je suis gentil(le) » ; ecrivez « La semaine dernière, j’ai pris deux heures pour aider Marie a préparer son entretien ». L’ancrage dans les faits empeche la disqualification du positif.
Pilier 2 : l’acceptation de soi (accueillir sa totalite)
De quoi s’agit-il ?
L’acceptation de soi est le pilier le plus delicat car il est souvent confondu avec la resignation. En psychologie cognitive, accepter ne signifie pas « se resigner a être comme on est ». Cela signifie reconnaître sa réalité actuelle sans la juger globalement. C’est la difference entre « J’ai fait une erreur » (evaluation spécifique) et « Je suis un(e) raté(e) » (evaluation globale).
Albert Ellis (1977), fondateur de la thérapie rationnelle-émotive (REBT), a particulièrement insiste sur ce point en developpant le concept d’acceptation inconditionnelle de soi (unconditional self-acceptance, USA). Sa these est que l’être humain est trop complexe pour être réduit a une etiquette globale. Vous pouvez echouer a un examen sans être un échec. Vous pouvez commettre une erreur sans être une erreur.
Les distorsions cognitives associées
- Etiquetage : se coller une etiquette globale sur la base d’un comportement isole. Exemple : « J’ai rate ma presentation, je suis incompetent. »
- Surgeneralisation : tirer une conclusion universelle d’un événement unique. Exemple : « J’ai ete rejete une fois, je serai toujours rejete. »
Exercice de restructuration : le camembert des rôles
Dessinez un cercle (un « camembert ») et divisez-le en portions representant les differents rôles et dimensions de votre vie : professionnel(le), parent, ami(e), conjoint(e), createur(trice), citoyen(ne), sportif(ve), etc. Pour chaque portion, evaluez votre satisfaction de 1 a 10.
Cet exercice, inspire des travaux de Christine Padesky (1994), montre visuellement que vous n’etes pas une seule chose. Si votre estime professionnelle est basse (3/10), peut-être que votre dimension parentale est haute (8/10). L’objectif est de refuser la generalisation : une difficulté dans un domaine ne definit pas votre valeur en tant que personne.
Pilier 3 : la responsabilite personnelle (agir en accord avec soi)
De quoi s’agit-il ?
Le troisieme pilier concerne la capacité a se percevoir comme agent de sa propre vie plutot que comme victime des circonstances. Branden (1994) definit la responsabilite personnelle comme « la reconnaissance que je suis l’auteur de mes choix et de mes actions, que chaque action de ma part est auto-générée, et que personne ne va venir me sauver ».
Ce pilier ne signifie pas que tout ce qui vous arrive est votre faute. Il signifie que votre réponse aux événements vous appartient. La personne a faible estime de soi oscille souvent entre deux extremes : se sentir coupable de tout (« C’est ma faute si cette relation a echoue ») ou se sentir impuissant(e) face a tout (« Je n’y peux rien, c’est comme ça »). La responsabilite saine se situe entre ces deux poles.
Les distorsions cognitives associées
- Personnalisation : s’attribuer la responsabilite d’événements qui ne dependent pas de soi. Exemple : « Mon collegue est de mauvaise humeur, c’est surement à cause de moi. »
- Externalisation totale : attribuer systematiquement ses résultats a des facteurs externes, empechant tout sentiment de competence. Exemple : « J’ai reussi, mais c’etait facile / c’etait de la chance. »
Exercice de restructuration : le cercle de contrôle
Face a une situation stressante, dessinez deux cercles concentriques. Dans le cercle interieur, notez ce qui depend de vous (vos efforts, votre préparation, votre attitude, vos demandes). Dans le cercle exterieur, notez ce qui ne depend pas de vous (la réaction des autres, le résultat final, les circonstances). Concentrez votre énergie sur le cercle interieur.
Cet exercice, inspire du stoicisme et repris en TCC par Leahy (2003), réduit l’anxiété en clarifiant la frontière entre responsabilite et culpabilite. Il renforce simultanement le sentiment de contrôle (« Je peux agir sur certaines choses ») et l’acceptation (« Je ne contrôle pas tout, et c’est normal »).
Pilier 4 : l’affirmation de soi (exprimer sa vérité)
De quoi s’agit-il ?
L’affirmation de soi, ou assertivite, est la capacité a exprimer ses besoins, ses opinions et ses émotions de manière directe et respectueuse, sans agressivité ni soumission. Branden la definit comme « la disposition a se tenir debout pour soi-même, a être qui l’on est ouvertement, a se traiter avec respect dans toutes les interactions humaines ».
Ce pilier est intimement lie aux précédents : pour s’affirmer, il faut se connaitre (pilier 1), s’accepter (pilier 2) et se sentir responsable de ses choix (pilier 3). Les personnes a faible estime de soi oscillent typiquement entre la passivite (ne rien dire pour éviter le conflit) et l’agressivité (exploser après avoir trop retenu). L’assertivite est la voie du milieu.
Les distorsions cognitives associées
- Lecture de pensée : supposer savoir ce que l’autre pense sans verification. Exemple : « Si j’exprime mon desaccord, elle va me trouver difficile. »
- Catastrophisation : imaginer le pire scenario comme le plus probable. Exemple : « Si je dis non, il va se mettre en colère et mettre fin a notre amitie. »
Exercice de restructuration : l’echelle d’assertivite progressive
Construisez une echelle de 0 a 10 de situations dans lesquelles vous aimeriez vous affirmer davantage, de la moins anxiogene a la plus anxiogene :
- Niveau 2 : exprimer une préférence (« Je prefererais le restaurant japonais plutot qu’italien. »)
- Niveau 4 : donner un avis different en réunion sans enjeu majeur.
- Niveau 6 : refuser une demande d’un collegue.
- Niveau 8 : exprimer un desaccord avec un superieur hierarchique.
- Niveau 10 : poser une limite importante dans une relation familiale.
Commencez par le niveau le plus bas et progressez d’un niveau chaque semaine. Pour chaque situation, utilisez la méthode DESC (Decrire, Exprimer, Specifier, Conséquences). Après chaque exposition, notez ce qui s’est réellement passe par rapport a ce que vous aviez imagine. Dans la grande majorite des cas, les conséquences redoutees ne se materialisent pas, ce qui affaiblit progressivement les croyances catastrophiques. Vous trouverez des exercices complémentaires dans notre article sur comment poser des limites sans culpabiliser.
Pilier 5 : la coherence entre valeurs et actions (vivre avec intégrité)
De quoi s’agit-il ?
Le cinquieme et dernier pilier est peut-être le plus fondamental à long terme. L’estime de soi durable repose sur la coherence entre ce que vous valorisez et ce que vous faites. Branden (1994) parle d’ »intégrité personnelle » : vivre en accord avec ses propres principes, même quand c’est difficile.
Quand vos actions contredisent vos valeurs (mentir alors que vous valorisez l’honnetete, rester passif(ve) alors que vous valorisez le courage), votre estime de soi s’erode de l’interieur, quelle que soit la manière dont les autres vous percoivent. A l’inverse, chaque action coherente avec vos valeurs construit l’estime de soi par l’expérience, bien plus efficacement que n’importe quelle affirmation positive.
Ce pilier rejoint les apports de la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT, Hayes et al., 1999), qui place les valeurs au coeur du processus thérapeutique. En ACT, la question n’est pas « Qu’est-ce que je pense de moi ? » mais « Est-ce que je vis dans la direction qui compte pour moi ? ».
Les distorsions cognitives associées
- Raisonnement émotionnel : croire que si l’on ressent quelque chose, c’est que c’est vrai. Exemple : « Je me sens comme un imposteur, donc je suis un imposteur. »
- Le « je devrais » (shouldering) : vivre selon des règles rigides imposees par l’exterieur plutot que par ses propres valeurs. Exemple : « Je devrais être plus sociable » alors que votre valeur profonde est l’authenticité plutot que la conformite.
Exercice de restructuration : la boussole des valeurs
Identifiez vos cinq valeurs fondamentales parmi la liste suivante (ou ajoutez les votres) : authenticité, bienveillance, créativité, courage, famille, liberte, justice, apprentissage, contribution, sante, autonomie, humour, loyaute, excellence.
Pour chaque valeur, evaluez sur 10 : (a) son importance pour vous et (b) le degre auquel vous la vivez actuellement dans votre quotidien. Les ecarts les plus importants entre (a) et (b) révèlent les zones ou votre estime de soi est la plus fragile.
Ensuite, pour chaque valeur importante mais peu vecue, identifiez une action concrete et realisable cette semaine qui vous rapprocherait de cette valeur. Ce n’est pas la taille de l’action qui compte, mais sa direction. Écrire une page si vous valorisez la créativité. Appeler un ami si vous valorisez la connexion. Dire non une fois si vous valorisez l’authenticité.
Les distorsions cognitives majeures qui fragilisent l’estime de soi
Au-dela des distorsions spécifiques a chaque pilier, certaines distorsions cognitives (Burns, 1980) fragilisent l’estime de soi de manière transversale :
La pensée dichotomique (tout ou rien)
Voir les choses en noir et blanc, sans nuances. « Soit je reussis parfaitement, soit je suis nul. » « Soit les gens m’aiment totalement, soit ils me rejettent. » Cette distorsion est le carburant du perfectionnisme anxieux et rend toute expérience incapable de satisfaire.
Antidote : cherchez systematiquement la zone grise. « Ma presentation n’etait pas parfaite, mais j’ai bien gere les questions. C’est un progrès par rapport a la dernière fois. »
La comparaison sociale ascendante
Se comparer systematiquement a ceux qui semblent « mieux » dans un domaine donne. Les travaux de Festinger (1954) sur la comparaison sociale montrent que ce type de comparaison est particulièrement deletere pour l’estime de soi quand il est systematique et unidirectionnel. Les réseaux sociaux amplifient considerablement ce phénomène (Vogel et al., 2014).
Antidote : remplacez la comparaison aux autres par la comparaison a vous-même dans le temps. « Ou en etais-je il y a un an ? Qu’ai-je appris, développé, surmonte ? »
Le biais de confirmation négatif
Selectionner inconsciemment les informations qui confirment la croyance négative sur soi et ignorer celles qui la contredisent. Ce biais, decrit par Fennell (1999), est le mécanisme central qui maintient la faible estime de soi malgre les expériences positives.
Antidote : le journal des preuves contraires. Chaque soir, notez trois événements de la journée qui contredisent votre croyance fondamentale négative. Au début, cet exercice sera difficile (votre filtre perceptif résistance). Avec la pratique, vous entrainerez votre cerveau a percevoir une réalité plus équilibrée.
Programme de renforcement des 5 piliers en 5 semaines
Semaine 1 : conscience de soi
Completez l’inventaire équilibre (10 qualites, 10 limites, avec exemples concrets). Demandez a trois personnes de confiance de vous citer trois qualites qu’elles voient en vous. Comparez leurs réponses a votre propre perception. Les ecarts sont revelateurs.
Semaine 2 : acceptation de soi
Realisez le camembert des rôles. Pratiquez la distinction quotidienne entre evaluation spécifique et evaluation globale. A chaque autocritique, reformulez : remplacez « Je suis nul » par « J’ai fait une erreur dans ce domaine precis ». Notez dans un carnet cinq reformulations par jour.
Semaine 3 : responsabilite personnelle
Utilisez le cercle de contrôle pour trois situations stressantes de la semaine. Pour chacune, identifiez une action concrete dans votre cercle de contrôle et realisez-la. Observez l’impact sur votre sentiment de competence.
Semaine 4 : affirmation de soi
Completez votre echelle d’assertivite progressive. Pratiquez deux situations d’assertivite de faible intensite cette semaine. Après chaque expérience, notez : ce que vous aviez prevu (pensée catastrophique) et ce qui s’est réellement passe (réalité). Calculez le pourcentage de predictions catastrophiques qui se sont réalisées. Ce pourcentage est presque toujours inferieur a 10 %.
Semaine 5 : coherence valeurs-actions
Completez la boussole des valeurs. Choisissez la valeur avec le plus grand ecart importance/vécu et engagez une action quotidienne, même minime, dans cette direction pendant une semaine. En fin de semaine, evaluez l’impact sur votre estime de soi. La recherche de Sheldon et Elliot (1999) montre que les actions alignees avec les valeurs intrinseques generent un bien-être durable, contrairement aux objectifs imposes par l’exterieur.
Points cles a retenir
- L’estime de soi n’est pas un trait fixe mais une construction cognitive qui repose sur cinq piliers identifiables et modifiables.
- Le modele de Fennell (1999) explique comment les croyances fondamentales négatives se maintiennent par un cercle de filtrage perceptif, de règles de vie rigides et de comportements de protection.
- Les cinq piliers sont : conscience de soi, acceptation de soi, responsabilite personnelle, affirmation de soi et coherence valeurs-actions.
- Chaque pilier est fragilise par des distorsions cognitives spécifiques (abstraction selective, etiquetage, personnalisation, catastrophisation, raisonnement émotionnel).
- La restructuration cognitive ne consiste pas a « penser positif » mais a développer une perception plus juste et équilibrée de soi.
- L’estime de soi se construit par l’action coherente avec ses valeurs, pas par la répétition d’affirmations positives (Branden, 1994).
- Un programme structure de 5 semaines, un pilier par semaine, permet d’engager un changement mesurable.
Evaluez votre estime de soi et allez plus loin
Comprendre les piliers de l’estime de soi est un premier pas essentiel. Le suivant consiste a évaluer objectivement votre situation actuelle pour identifier les piliers qui necessitent le plus d’attention dans votre cas personnel.
Nous vous invitons a découvrir nos tests de personnalite et d’estime de soi en ligne, bases sur des echelles psychometriques validees. Ces tests gratuits vous offriront un portrait nuance de votre fonctionnement psychologique et des pistes concretes pour votre cheminement.
Si vous souhaitez aller plus loin et travailler sur votre estime de soi avec un accompagnement structure en TCC, n’hesitez pas a prendre rendez-vous. Les protocoles TCC pour l’estime de soi, inspires des travaux de Fennell et de Padesky, offrent des résultats solides et durables, généralement en 15 a 20 seances. Vous pouvez egalement approfondir votre comprehension en lisant notre article sur les 10 exercices TCC pour l’estime de soi, qui complete les stratégies présentées ici avec des outils pratiques supplementaires.
Cet article est fourni a titre informatif et ne remplace pas une consultation avec un professionnel de sante mentale.
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