Comportements toxiques apres rupture ghosting stalking isolement

Comportements toxiques après une rupture : 13 réactions nocives et comment y faire face

Temps de lecture : 28 minutes

Les réactions violentes ou délétères après une rupture amoureuse peuvent être extrêmement variées et touchent à toutes les sphères : émotionnelle, comportementale, sociale, psychique. Elles incluent notamment le silence radio, le ghosting, le haunting/orbiting, le benching, le stalking, la surveillance numérique, l’idéalisation puis dévalorisation, le hoarding, l’automédication, l’impulsivité, l’isolement social, les comportements violents, et malheureusement les idées ou tentatives suicidaires.

Cet article détaille chacun de ces comportements : définition, manifestations en ligne et hors-ligne, fréquence, facteurs déclenchants, risques, signes d’escalade et interventions conseillées. Des exemples de messages de soutien et des recommandations pratiques sont proposés, ainsi que les ressources françaises utiles.


Contexte et phases de la rupture

La rupture amoureuse est vécue comme un véritable deuil relationnel. Les phases émotionnelles sont comparables à celles du deuil : choc initial, colère/rage, tristesse profonde, puis acceptation et reconstruction. Ces étapes s’étalent sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

La colère survient lorsque la rupture est pleinement réalisée (phase de rejet), tandis que la confusion et l’angoisse durent plus longtemps en cas de ghosting. Les comportements nocifs présentés ici peuvent apparaître dès la rupture immédiate (explosion de colère, tentatives de contact frénétiques) ou se développer en post-rupture (ruminations, stalking), puis s’estomper en phase d’adaptation lorsque l’équilibre se rétablit.


Les 13 comportements nocifs après une rupture

1. Le silence radio

Définition : La personne cesse brusquement toute communication (appels, messages, réseaux) avec l’ex-partenaire.

Manifestations : Pas de réponse aux SMS/téléphone, suppression du profil ou arrêt des interactions sur les réseaux sociaux, évitement physique de tout contact. Souvent justifié comme « prendre du recul », c’est parfois une rupture du contact sans explication.

Fréquence : Très fréquent, souvent utilisé comme stratégie pour se reconstruire ou « punir » l’ex.

Déclencheurs : Choc de la rupture, besoin de se protéger de la douleur, volonté de regagner du pouvoir. Parfois lié à une dépendance affective voulant tester l’attention de l’autre.

Risques :

  • Pour la victime : incompréhension, aggravation du stress post-rupture, culpabilité, repli social
  • Pour l’auteur : fermeture de toute possibilité de dialogue, prolongation de la souffrance

Signes d’escalade : Si l’auteur refuse pendant des mois de communiquer ou devient hostile, la situation peut basculer en harcèlement ou isolement total.

Interventions : Encourager une réouverture progressive de la communication avec un professionnel si besoin. Si le silence est utilisé de manière obsessionnelle ou punitive, un soutien psychothérapeutique est utile.

« Je comprends que tu aies besoin de prendre tes distances. Si tu veux en parler ou si tu sens que tu te refermes beaucoup, je suis là pour toi. Tu n’es pas obligé(e) de traverser ça seul(e). »

2. Le ghosting

Définition : Rupture brutale par disparition totale de l’un des partenaires, sans explication. On coupe tout contact « du jour au lendemain ».

Manifestations : L’ex ne répond plus jamais, ignore les messages même en ligne, laisse le partenaire dans l’incertitude totale. Sur les réseaux : suppression ou blocage, ou simplement disparition silencieuse.

Fréquence : De plus en plus répandu à l’ère du numérique, surtout chez les jeunes et sur les applications de rencontre. Les études révèlent que ghoster est plus courant que l’annonce claire de la rupture.

Déclencheurs : Peur de blesser l’autre, incapacité à gérer le conflit ou les émotions. Peut aussi être délibéré (manque d’empathie) ou signe d’immaturité affective.

Risques :

  • Pour la victime : confusion extrême, perte de repères, sentiment de rejet et d’injustice, anxiété et dépression prolongées
  • Pour l’auteur : culpabilité à long terme, difficulté à assumer ses actes, impact social négatif

Signes d’escalade : L’ex ghosté peut « chercher des explications » en insistant (appels répétés, messages harcelants). Le ghoster peut passer de l’ombre à la menace si dérangé par l’insistance.

Interventions : Encourager la victime à chercher un soutien (amis, famille) et à accepter la réalité. Pour l’auteur : le pousser à communiquer au moins brièvement, par le biais d’un médiateur si besoin.

« Je sais que tu es blessé(e) de ne pas comprendre pourquoi il/elle ne répond plus. Mais rappelle-toi : ce silence en dit plus sur l’autre que sur toi. Tu mérites une explication, et si elle ne vient pas, tu mérites de tourner la page. »

3. Le haunting et l’orbiting

Définitions :

  • Haunting : l’ex cesse le contact direct mais continue d’interagir indirectement via les réseaux sociaux (likes, commentaires). On peut le voir comme « hanter » son ex.
  • Orbiting : on rompt (souvent par ghosting) mais on continue de suivre l’autre sur les réseaux (voir ses stories, statuts) sans interagir ouvertement.

Manifestations : Le haunting se manifeste par des « j’aime » sur des posts anciens ou nouveaux, des réactions discrètes, ou des messages privés ambigus. L’orbiting est plus passif : la personne visualise le contenu de l’ex sans laisser de trace flagrante, mais cette activité est souvent visible (on voit qu’il/elle a vu la story).

Fréquence : Très courant avec les médias sociaux. Beaucoup d’ex « surveillent » inconsciemment l’autre de loin.

Risques : Chaque interaction involontaire (notification de like ou story vue) rappelle la relation perdue, ravive la douleur et la colère. Risque de dépendance numérique. À terme, le haunting peut glisser vers du harcèlement plus intrusif.

Interventions : Technique du block/no contact : se désabonner et bloquer l’ex sur les plateformes. Détox numérique. En parler à un ami ou thérapeute pour exprimer la frustration.

« J’ai vu qu’il/elle a encore liké ma story. Ça me remue tout. Le mieux que tu puisses faire pour toi, c’est de bloquer définitivement. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est de la protection. »

4. Le benching

Définition : Le benching (de l’anglais bench, « banc de touche ») consiste à maintenir une personne dans l’incertitude après une rupture ou une quasi-rupture. L’ex ne s’engage pas, ne rompt pas clairement, mais envoie des signaux d’intérêt intermittents pour garder l’autre « en réserve », comme un joueur sur le banc de touche prêt à entrer en jeu.

Manifestations :

  • En ligne : messages sporadiques (« Tu me manques » suivi de jours de silence), likes réguliers sur les publications sans jamais aller plus loin, réponses tardives mais suffisantes pour entretenir l’espoir
  • Hors ligne : propositions de rendez-vous annulées au dernier moment, compliments ambigus, rapprochements physiques ponctuels suivis de distance, refus de clarifier la relation (« on verra », « laisse-moi du temps »)

Fréquence : Très répandu à l’ère des applications de rencontre et des réseaux sociaux. Le benching est souvent pratiqué de manière inconsciente par des personnes qui ont peur de l’engagement ou qui veulent garder plusieurs options ouvertes.

Déclencheurs : Peur de l’engagement, narcissisme, besoin de validation, indécision chronique. Parfois lié à un style d’attachement évitant : la personne veut conserver le lien émotionnel sans assumer la responsabilité d’une relation.

Risques :

  • Pour la victime : confusion permanente, estime de soi dégradée (« je ne suis pas assez bien pour qu’il/elle s’engage »), espoir toxique qui empêche de tourner la page, anxiété d’attachement renforcée, impossibilité de faire son deuil amoureux
  • Pour l’auteur : incapacité à construire des relations authentiques, renforcement de patterns d’évitement, culpabilité latente, isolement émotionnel à long terme

Signes d’escalade : Le benching peut évoluer vers du breadcrumbing (miettes d’attention de plus en plus rares) ou du zombieing (disparition puis réapparition cyclique). La victime peut développer une véritable dépendance affective à ces signaux intermittents, fonctionnant sur le même principe que le renforcement intermittent (le plus addictif en psychologie comportementale).

Interventions : La clé est de poser un ultimatum clair et bienveillant : « Je ne peux plus rester dans cette incertitude. Soit on construit quelque chose ensemble, soit on se dit au revoir. » Si la réponse reste floue, couper le contact. En thérapie, travailler sur l’estime de soi et la capacité à poser des limites. Rappeler que l’ambiguïté prolongée n’est pas de l’amour, c’est du contrôle.

« Il/elle m’envoie un message tendre une fois par semaine, puis disparaît. Je ne sais jamais si c’est fini ou si ça recommence. » — Si vous vous reconnaissez, vous êtes probablement sur le banc de touche. Vous méritez quelqu’un qui vous choisit pleinement, pas quelqu’un qui vous garde « au cas où ».

5. Le stalking et le harcèlement fusionnel

Définition : Le stalking est un comportement intrusif et répétitif visant à surveiller ou contrôler la vie de l’ex. En France, on parle aussi de « harcèlement fusionnel » : des comportements répétés d’agrippement qui imposent à l’autre de combler tous les besoins de l’agresseur.

Manifestations :

  • En ligne : suivre tous les profils sociaux, likes/commentaires non désirés, envoi de messages incessants, usurpation d’identité, surveillance de géolocalisation
  • Hors ligne : attendre devant l’adresse de l’autre, fréquenter les mêmes lieux par « hasard », appeler sans relâche, contacter famille/amis pour obtenir des nouvelles

Fréquence : Moins courant que le ghosting, mais en augmentation avec l’accès aux données numériques.

Déclencheurs : Personnalité obsessionnelle ou dépendante, jalousie extrême, peur de perdre le contrôle, rupture non acceptée, ressentiment profond.

Risques :

  • Pour la victime : sentiment de persécution, perte de sécurité, anxiété (parfois PTSD), paralysie quotidienne
  • Pour l’auteur : risque légal (plainte, ordonnance restrictive), isolement social, escalade possible vers violence réelle

Signes d’escalade : Irruption physique, menace explicite, utilisation de menaces sociales (diffusion d’intimité), passage à l’acte violent.

Interventions : La victime doit contacter la police (dépôt de plainte) et/ou demander une ordonnance de protection. Consultation d’un professionnel de santé mentale pour gérer la peur. Du côté de l’auteur, un cadre légal et thérapeutique est indispensable.

« Il/elle m’appelle 20 fois par jour, regarde mes stories en boucle et menace de me suivre partout. J’ai peur… » — Si vous entendez ces mots, accompagnez immédiatement la personne vers un dépôt de plainte.

6. La surveillance numérique (monitoring)

Définition : Observer de façon compulsive l’activité de l’ex sur Internet sans nécessairement interagir ouvertement. Navigation systématique sur son profil, lecture de ses publications, inscription sur des forums/applis où il/elle se trouve.

Manifestations : Actualiser en boucle le profil de l’ex, consulter ses albums photos, chercher des informations privées (nouveau lieu, nouvelle relation), créer un faux compte pour « espionner ».

Fréquence : Très répandue en post-rupture immédiat. Plus de 70 % des victimes de ghosting vérifient le profil de leur ex régulièrement.

Risques : Ce comportement entretient la souffrance. Chaque contact visuel ravive l’obsession et l’angoisse. Peut conduire à des crises de jalousie ou être un prélude au stalking.

Interventions : Bloquer/désabonner. Distanciation numérique. Occupation par d’autres activités (hobby, sport). Si le monitoring débouche sur un comportement harcelant, traiter comme du stalking.

« Je suis allé(e) voir en cachette sur son profil juste après minuit pour voir s’il/elle avait posté quelque chose, mais je le regrette… Ça me rend dingue. » — Si vous vous reconnaissez, il est temps de bloquer et de demander de l’aide.

7. L’idéalisation et la dévalorisation

Définition : Processus de basculement de l’opinion sur l’ex. L’idéalisation : on ne voit plus que les qualités de l’autre, on se persuade qu’il/elle était parfait(e). La dévalorisation : on exagère tous les défauts de l’ex.

Manifestations : Pensées envahissantes positives (« C’était l’amour de ma vie ») ou négatives (« C’était un(e) monstre »). Comparaisons délétères. Sur Internet : publication de propos dénigrant l’autre ou, au contraire, messages nostalgiques excessifs.

Fréquence : Quasi universelle en période de deuil amoureux. L’alternance idéalisation/dévalorisation rapide caractérise typiquement le trouble de la personnalité borderline.

Risques : L’idéalisation empêche de tourner la page. La dévalorisation extrême peut pousser au ressentiment, à la vengeance ou au cyberharcèlement.

Interventions : Thérapie (TCC ou EMDR) pour recadrer dans la réalité. Les proches peuvent rappeler objectivement les deux facettes de la relation. Encourager la personne à limiter les sujets de discussion polarisants.

« Je vois que vous passez de « c’était l’amour de ma vie » à « c’est une personne indigne » en quelques heures. Ces pensées extrêmes sont normales, mais elles alimentent votre douleur. Essayons de voir les deux côtés de la relation. »

8. Le hoarding (accumulation compulsive)

Définition : Accumulation excessive d’objets inutiles et grande difficulté à s’en séparer. Après une rupture, cela prend souvent la forme d’objets liés à l’ex (photos, courriers) mais aussi tout et n’importe quoi gardé comme pansement psychologique.

Manifestations : Espace encombré, parfois insalubre, avec incapacité de jeter. Chaque objet représente un « remède » à la détresse. En numérique : conserver compulsivement emails, SMS et photos de l’ex.

Fréquence : Rare en tant que trouble complet, mais des accumulations temporaires sont assez communes après une rupture sévère. Un choc émotionnel majeur est un déclencheur classique de la syllogomanie.

Risques : Hygiène détériorée, risque d’incendie, conflit familial, isolement social sévère. La personne signale souvent une profonde détresse psychique.

Interventions : Aide professionnelle (psychiatre/psychologue). Aide pratique pour désencombrement progressif. Suivi social si conditions insalubres.

« Je vois que beaucoup d’affaires s’entassent et que tu ne veux rien jeter. Je sais que tu souffres, mais ça devient préoccupant. On pourrait demander de l’aide ensemble, d’accord ? »

9. L’automédication (substances psychoactives)

Définition : Usage excessif d’alcool, de médicaments (anxiolytiques) ou de drogues pour calmer la douleur émotionnelle liée à la rupture.

Manifestations : Binge drinking fréquent, prise de cachets pour dormir, consommation accrue de tabac ou de drogues. Les études montrent que certaines personnes « sombrent dans la consommation » d’alcool comme première réponse à la rupture.

Fréquence : Assez courant chez ceux en grande détresse, surtout avec un historique d’addiction ou de trouble anxieux.

Déclencheurs : Intense douleur psychique, incapacité à supporter la réalité, tempérament impulsif, pression sociale.

Risques : Violence sous l’emprise, dépendance, troubles sanitaires (cirrhose, AVC), dépression aggravée, coma éthylique, comportements à risque sous l’effet.

Interventions : Écoute bienveillante sans jugement. Proposer des alternatives (sport, thérapies relaxantes). Consultation addictologique. Associations spécialisées (Alcool Assistance, Addict’Aide : 0 800 23 13 13).

« Je sais que tu cherches à noyer ta peine dans l’alcool, mais je m’inquiète. Et si on appelait ensemble une ligne d’aide pour discuter de ce qui t’arrive ? Tu n’as pas à affronter ça seul(e). »

10. L’impulsivité et la prise de risques

Définition : Agir sur un coup de tête, sans réfléchir aux conséquences. Relations sexuelles non protégées, achats compulsifs, conduites à risque, agressions verbales.

Manifestations : Relations d’un soir incontrôlées, achats ruineux, consommation excessive, agressivité explosive. En numérique : envoi de textos sous l’emprise à l’ex, publications compromettantes.

Fréquence : Assez fréquent en post-rupture immédiate, surtout chez les personnes jeunes ou impulsives. La carence en sérotonine due à la rupture pousserait à rechercher des « plaisirs rapides » : excès alimentaires, alcool, prises de risques.

Déclencheurs : Souvenirs entêtants, hyperémotivité, sensation de vide. Le stress extrême dérègle neurochimiquement la prise de décision.

Risques : Blessures, accidents, contraction d’IST, endettement, regrets irréversibles. Ces conduites peuvent masquer des tendances suicidaires.

Interventions : Limiter les situations de tentation. Proposer des activités encadrées (sports, voyages en groupe). Thérapie pour travailler l’impulsivité émotionnelle et la distanciation cognitive.

« Avant de faire cette folie, parle-moi d’abord. Je sais que tu es triste, mais je t’en prie, pas ce soir. Allons plutôt faire quelque chose ensemble, change-toi les idées. »

11. L’isolement social

Définition : Retrait complet des cercles sociaux (amis, famille, travail). La personne cesse tout contact amical, refuse les invitations et se ferme de son entourage.

Manifestations : Ne pas répondre aux messages amicaux, annuler les sorties, ne pas se rendre aux événements familiaux. Fermeture de comptes sociaux. Journées passées seul(e) à pleurer ou ruminer.

Fréquence : Très courant en phase de tristesse profonde. Certains traversent le deuil amoureux quasi seuls, croyant se protéger.

Risques : Développement ou aggravation d’un état dépressif, perte de soutien social, idées suicidaires plus probables (absence de témoin). L’isolation accélère la rumination et peut conduire à un effondrement psychologique.

Interventions : Les proches doivent insister doucement pour maintenir un lien : appels réguliers, invitations réitérées, offre d’aide concrète. Si l’isolement perdure, contacter un professionnel. Si pensées désespérées : orienter vers le 3114 immédiatement.

« J’ai remarqué que tu ne sors plus du tout. Même si tu n’as pas envie de parler de ta rupture, on peut simplement passer un moment ensemble ce soir pour faire autre chose, ça te dit ? »

12. Les comportements violents et menaces

Définition : Tout acte d’agression physique (coups, bousculades, destruction de biens) ou violence psychologique grave (insultes, hurlements). Les menaces incluent les déclarations explicites de vouloir nuire, les voies de fait ou le chantage affectif extrême.

Manifestations : Injures en public, bagarres, coups. Menaces par écrit (SMS, email) ou verbales. Publication publique de propos menaçants. Souvent accompagnées d’une perte de contrôle émotionnel très forte.

Fréquence : Moins fréquent que la simple tristesse, mais toujours présent en cas de personnalités impulsives ou jalouses. Un nombre non négligeable de ruptures dégénère en dispute ou agression.

Déclencheurs : Sentiments d’humiliation, trahison (infidélité), besoin de revanche, emprise d’alcool/drogues.

Risques : Blessures physiques, conséquences légales (garde à vue, condamnation), propagation de la violence au-delà du couple. Ce comportement est classé très haute gravité.

Interventions : Toute menace ou violence physique doit déclencher une alerte d’urgence. Appeler la police (17) ou le 112. Encourager la victime à porter plainte. Hébergement sécurisé. Associations : 3919 (Violences Femmes Info, 24h/24).

Urgence : Si vous êtes victime de violences, appelez immédiatement le 17 (police), le 112 (urgences) ou le 3919 (Violences Femmes Info). Votre sécurité est la priorité absolue.

13. Les idées et tentatives suicidaires

Définition : Pensées récurrentes sur la mort ou souhait de ne plus vivre. Une tentative de suicide est un acte où la personne cherche activement à mettre fin à ses jours.

Manifestations : Discours pessimiste (« à quoi bon tout ça »), don de ses biens, annonces indirectes (« je ne mérite pas de vivre »), isolement complet, troubles du sommeil extrêmes. Actions : consommation massive de médicaments/alcool, tentative de provoquer un accident.

Fréquence : Rare mais non négligeable. Les études montrent une augmentation des idées suicidaires chez les personnes ayant un attachement anxieux après une rupture. Les réactions suicidaires sont surtout observées chez les sujets déjà vulnérables.

Déclencheurs : Désespoir après la perte de la relation vue comme pilier de la vie, culpabilité profonde, traumatisme par infidélité ou abandon soudain.

Risques : Risque de décès ou de blessure grave. Ce comportement est classé très haute gravité et nécessite une intervention immédiate.

Signes d’escalade : Formulation d’un plan concret (acheter des pilules, écrire une lettre d’adieu), abandon complet des soins personnels, départ de toutes sources de bonheur.

Interventions : Ne jamais laisser seule une personne exprimant ces idées. Appeler sans délai les urgences (15 ou 112), la ligne d’écoute 3114 (24h/24) ou amener aux urgences psychiatriques.

Si vous ou un proche avez des pensées suicidaires :
Appelez le 3114 (numéro national de prévention du suicide, 24h/24, 7j/7)
Ou le 15 (SAMU) / 112 (urgences européennes)

« Je sais que tu traverses un enfer depuis cette rupture. Mais tu n’es pas seul(e), je suis là maintenant. On va appeler de l’aide ensemble, d’accord ? »


Tableau comparatif des comportements post-rupture

Comportement nocifPhase typiqueGravitéInterventions clés
Silence radioRupture initialeFaible à moyenneExpression émotionnelle, rétablir la communication
GhostingImmédiat / post-ruptureMoyenne à hauteAccompagnement psy, médiation, no-contact
Haunting / OrbitingPost-ruptureMoyenneBloquer sur les RS, détox numérique
Surveillance numériquePost-ruptureMoyenneDétox digitale, blocage, activités alternatives
BenchingPost-ruptureMoyenne à hauteUltimatum clair, couper le contact, travail sur l’estime de soi
Stalking / HarcèlementRupture ou aprèsHautePlainte, ordonnance de protection, soins psy
Idéalisation / DévalorisationPost-ruptureFaible à moyenneThérapie TCC, image réaliste de l’ex
Hoarding (syllogomanie)Post-ruptureHauteThérapie, désencombrement progressif, suivi social
AutomédicationPost-ruptureMoyenne à hauteAlternatives saines, consultation addictologique
Impulsivité / Prise de risquesPost-ruptureMoyenne à hauteDistanciation cognitive, activités encadrées
Isolement socialPost-ruptureMoyenne à hauteMaintenir le lien, consultation psy, groupes de soutien
Violences / MenacesPost-ruptureTrès hautePolice (17/112), plainte, hébergement d’urgence
Idées / Tentatives suicidairesPost-ruptureTrès haute3114, SAMU (15), hospitalisation si nécessaire

Recommandations pour limiter ces comportements sur les réseaux sociaux

  • Paramétrage de confidentialité : Verrouiller son profil (bloquer les non-amis), désactiver l’accès aux stories ou posts anciens. Sur les applis de rencontre, désinstaller l’application pour éviter le scrolling compulsif.
  • Blocage direct : Utiliser la fonction « bloquer » de Facebook/Instagram/WhatsApp pour l’ex. Cela empêche toute notification (messages, likes, visites de profil).
  • Détox digitale : Installer une application de contrôle du temps d’écran. S’engager à passer plusieurs jours sans ouvrir les applis de rencontre.
  • Protéger ses informations : Ne pas poster de photos ou d’informations vulnérantes sur son nouveau statut sentimental. Éviter de clamer publiquement les détails de la rupture.
  • Nouvelles habitudes en ligne : Créer de nouvelles routines, visiter un nouveau forum, lire un nouveau blog pour occuper l’esprit.
  • Soutien communautaire en ligne : Rejoindre des groupes de soutien virtuels (forums, pages dédiées au deuil amoureux) où les membres échangent sans impliquer l’ex.

Ressources françaises utiles

Numéros d’urgence

ServiceNuméroDisponibilité
3114 – Prévention du suicide311424h/24, 7j/7
3919 – Violences Femmes Info391924h/24, 7j/7
Suicide Écoute01 45 39 40 0024h/24
SOS Amitié09 72 39 40 5024h/24
Fil Santé Jeunes (12-25 ans)0800 235 2367j/7, 9h-23h
France Victimes116 0067j/7
SAMU1524h/24
Urgences européennes11224h/24

Structures de soins et associations

  • Centres médico-psychologiques (CMP) : consultations gratuites pour adultes et adolescents
  • Médecin généraliste : premier recours pour une orientation vers un psychologue ou psychiatre
  • Psychologue conventionné : trois séances remboursées par l’Assurance Maladie
  • Addict’Aide : 0 800 23 13 13 (problèmes d’alcool ou de drogues)
  • CIDFF : Centres d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (conseils juridiques)

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Cet article est publié à titre informatif. Il ne remplace en aucun cas une consultation avec un professionnel de santé mentale. Si vous êtes en difficulté, n’hésitez pas à contacter le 3114 (numéro national de prévention du suicide) ou votre médecin traitant.

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