Auto-compassion : l’outil TCC que vous négligez

Pourquoi l’auto-compassion est-elle absente de votre boite a outils ?

Si vous avez déjà suivi une thérapie TCC ou lu des ouvrages sur le sujet, vous connaissez probablement la restructuration cognitive, l’exposition graduee, l’activation comportementale et la résolution de problèmes. Ce sont des outils puissants, valides par des decennies de recherche. Mais il existe un élément transversal qui conditionne l’efficacité de tous ces outils et qui est pourtant rarement enseigne explicitement : la manière dont vous vous traitez quand les choses ne vont pas.

La plupart des personnes qui consultent un psychologue ou un psychopraticien TCC partagent un point commun : elles sont d’une sévérité impitoyable envers elles-mêmes. Elles se critiquent pour leurs échecs, se jugent pour leurs émotions, se punissent mentalement pour ne pas être « assez » (assez fortes, assez productives, assez positives). Et elles sont convaincues, souvent inconsciemment, que cette auto-critique est nécessaire et utile. Qu’elle les motive a s’ameliorer. Qu’elle les empeche de devenir paresseuses ou complaisantes.

C’est faux. Et la recherche le demontre de manière ecrasante. L’auto-critique chronique n’est pas un moteur de performance ; c’est un facteur de maintien de la dépression, de l’anxiété et de la faible estime de soi (Blatt et al., 1995 ; Gilbert & Irons, 2005). L’alternative n’est pas la complaisance. L’alternative est l’auto-compassion.

Le modele de Kristin Neff : les trois piliers de l’auto-compassion

La psychologue americaine Kristin Neff, professeure a l’universite du Texas a Austin, a defini l’auto-compassion comme une posture psychologique a trois composantes, publiee pour la première fois en 2003 dans son article fondateur Self-Compassion: An Alternative Conceptualization of a Healthy Attitude Toward Oneself. Depuis, plus de 3 500 études scientifiques ont explore et valide ce concept.

Pilier 1 : La bienveillance envers soi (vs. l’auto-jugement)

La bienveillance envers soi consiste a se traiter avec la même douceur et la même comprehension que celles que vous offririez a un ami proche en difficulté. Quand vous echouez, quand vous souffrez, quand vous commettez une erreur, la bienveillance envers soi dit : « C’est douloureux. Comment puis-je prendre soin de moi dans ce moment ? » L’auto-jugement, a l’inverse, dit : « Je suis nul(le). Je ne merite même pas de me plaindre. »

Il ne s’agit pas de s’approuver en toutes circonstances. Il s’agit de separer le jugement sur le comportement du jugement sur la personne. Vous pouvez reconaitre qu’une action etait maladroite tout en vous traitant avec respect. Un bon entraineur sportif critique le geste technique, pas l’athlete en tant qu’être humain. L’auto-compassion applique ce même principe a la relation que vous entretenez avec vous-même.

Pilier 2 : L’humanite commune (vs. l’isolement)

Quand nous souffrons, nous avons tendance a nous sentir seuls dans notre souffrance. « Personne ne comprend. » « Je suis le/la seul(e) a avoir autant de mal. » « Les autres y arrivent, pas moi. » Ce sentiment d’isolement aggrave considerablement la détresse psychologique.

L’humanite commune est le rappel que la souffrance, l’imperfection et l’échec font partie integrante de l’expérience humaine partagée. Echouer n’est pas une anomalie ; c’est une composante universelle de la condition humaine. Ce pilier ne minimise pas votre douleur ; il la recontextualise. Vous souffrez non pas parce que quelque chose ne va pas chez vous, mais parce que vous etes humain. Si vous avez lu notre article sur la dépendance affective, vous savez que l’isolement émotionnel est un facteur aggravant de nombreux troubles psychologiques.

Pilier 3 : La pleine conscience (vs. la suridentification)

La pleine conscience, dans le contexte de l’auto-compassion, est la capacité a observer ses émotions douloureuses sans les amplifier ni les supprimer. C’est l’équilibre entre deux extremes nocifs : la suppression émotionnelle (« Je ne devrais pas ressentir ca ») et la suridentification (« Je suis mes émotions, elles me definissent »).

En pratique, cela signifie pouvoir dire : « Je souffre en ce moment » sans ajouter « et c’est insupportable, ca ne finira jamais, je suis incapable de gérer ». C’est une reconnaissance calme et équilibrée de la réalité émotionnelle, qui permet d’y repondre de manière adaptee plutot que reactive.

Auto-compassion vs. auto-critique : ce que dit la science

L’auto-critique : un faux allie

« Si je ne suis pas dur(e) avec moi-même, je vais baisser les bras. » Cette croyance est l’obstacle numero un a l’adoption de l’auto-compassion. Elle est profondement ancree et culturellement renforcée. Et elle est scientifiquement fausse.

Les recherches de Paul Gilbert (2009), fondateur de la thérapie centrée sur la compassion (CFT), montrent que l’auto-critique active le système de menace du cerveau : l’amygdale, le cortisol, la réponse combat-fuite. Quand vous vous critiquez, votre cerveau reagit exactement comme si quelqu’un d’autre vous attaquait. Le résultat est un état de stress chronique qui diminue la créativité, la motivation et la capacité d’apprentissage. En d’autres termes, l’auto-critique ne vous rend pas meilleur ; elle vous rend anxieux, deprime et paralyse.

A l’inverse, l’auto-compassion active le système d’apaisement (le système parasympathique, lie a l’ocytocine et aux endorphines). Ce système créé un état de sécurité interne qui favorise l’exploration, la prise de risque mesurée et la résilience face a l’échec. Les études de Breines et Chen (2012) ont montre que les personnes a qui l’on demande de se traiter avec compassion après un échec sont plus motivees a s’ameliorer que celles a qui l’on demande de renforcer leur estime de soi ou de relativiser.

Les données empiriques

Les meta-analyses de Zessin et al. (2015) et de MacBeth et Gumley (2012) sont sans equivoque :

  • L’auto-compassion est associée a des niveaux significativement plus faibles de dépression, d’anxiété et de stress.
  • L’auto-compassion est associée a des niveaux significativement plus élevés de bien-être, de satisfaction de vie et de résilience.
  • L’auto-compassion est un meilleur predicteur de sante mentale que l’estime de soi (Neff & Vonk, 2009). L’estime de soi depend de la performance et de la comparaison sociale ; l’auto-compassion est inconditionnelle.
  • Le programme MSC (Mindful Self-Compassion) de Neff et Germer (2013), en 8 semaines, produit des ameliorations significatives et durables sur tous ces parametres.

Auto-compassion et estime de soi : une distinction cruciale

Beaucoup de gens confondent auto-compassion et estime de soi. Or, ces deux concepts sont fondamentalement differents, et la distinction a des implications thérapeutiques majeures.

L’estime de soi est une evaluation de sa propre valeur. Elle est conditionnelle : elle monte quand vous reussissez, elle chute quand vous echouez. Elle depend aussi de la comparaison sociale : vous vous sentez bien quand vous etes « au-dessus » et mal quand vous etes « en-dessous ». L’estime de soi est un ascenseur émotionnel instable. Nos 10 exercices TCC pour l’estime de soi travaillent précisément sur cette dimension.

L’auto-compassion est une attitude envers soi qui ne depend ni de la performance ni de la comparaison. Elle est inconditionnelle. Vous vous traitez avec bienveillance non pas parce que vous le meritez (cela impliquerait un jugement), mais simplement parce que vous souffrez et que tout être humain qui souffre merite de la compassion. Cette inconditionnalite est ce qui rend l’auto-compassion plus stable et plus protectrice que l’estime de soi seule. Les deux sont utiles ; l’auto-compassion est le socle sur lequel l’estime de soi peut se construire de manière saine.

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Les objections courantes (et pourquoi elles ne tiennent pas)

« L’auto-compassion, c’est de la complaisance »

C’est l’objection la plus frequente et la plus fausse. La complaisance consiste a ignorer ses defauts et a éviter la responsabilite. L’auto-compassion fait exactement l’inverse : elle exige une reconnaissance honnete de la réalité (pilier de la pleine conscience). Vous ne pouvez pas être compatissant envers vous-même si vous niez que quelque chose ne va pas. L’auto-compassion dit : « Oui, j’ai fait une erreur, et je me traite avec respect malgre cela. » La complaisance dit : « Je n’ai rien fait de mal. » Ce sont des postures radicalement differentes.

L’étude de Neff et al. (2005) a montre que les personnes auto-compatissantes prennent davantage de responsabilite pour leurs erreurs que les personnes auto-critiques. La raison est logique : quand vous ne craignez pas l’auto-flagellation, vous n’avez pas besoin de mécanismes de défense (deni, rationalisation, projection) pour vous protéger de la vérité.

« L’auto-compassion va me rendre paresseux(se) »

Les données disent le contraire. Neff et al. (2005) ont montre que l’auto-compassion est associée a une motivation intrinseque plus élevée. Quand l’échec ne declenche pas de punition interne, la peur de l’échec diminue, et avec elle les comportements d’évitement et la procrastination. Les etudiants auto-compatissants etudient plus et mieux, non pas par peur de la sanction, mais par désir d’apprendre. La motivation par l’auto-critique est une motivation par la peur ; elle est fragile et épuisante. La motivation par l’auto-compassion est une motivation par les valeurs ; elle est durable et energisante.

« C’est un concept New Age, pas de la psychologie sérieuse »

L’auto-compassion telle que definie par Neff est un construit psychologique mesurable, operationnalise via la Self-Compassion Scale (SCS, Neff, 2003), validée dans plus de 30 langues. Elle fait l’objet de milliers de publications dans des revues scientifiques a comite de lecture (Journal of Personality and Social Psychology, Clinical Psychology Review, Behaviour Research and Therapy). La thérapie centrée sur la compassion de Gilbert est intégrée dans les protocoles TCC de troisieme vague au Royaume-Uni et fait partie des recommandations du NICE (National Institute for Health and Care Excellence). Ce n’est pas du développement personnel ; c’est de la psychologie clinique fondee sur les preuves.

Exercices pratiques d’auto-compassion

Exercice 1 : La lettre compassionnelle

Cet exercice, développé par Neff et Germer (2013), est l’un des plus puissants du programme MSC.

Instructions : Pensez a une situation récente qui vous fait souffrir ou pour laquelle vous vous jugez severement. Ecrivez-vous une lettre comme si vous ecriviez a un ami très cher qui vivrait exactement la même situation. Incluez les trois piliers :

  • Pleine conscience : reconnaissez la douleur sans la dramatiser. « Ce que tu traverses est difficile. »
  • Humanite commune : rappelez que cette expérience est partagée. « Beaucoup de personnes vivent des moments comme celui-ci. Tu n’es pas seul(e) dans cette épreuve. »
  • Bienveillance : offrez-vous du réconfort. « Tu fais de ton mieux avec ce que tu as. Tu merites de la douceur dans ce moment difficile. »

Relisez cette lettre a voix haute. Notez ce que vous ressentez. La plupart des personnes rapportent une diminution significative de la détresse des la première lecture. Si cet exercice vous semble difficile, c’est normal : il va a l’encontre de vos automatismes. C’est précisément pour cela qu’il est thérapeutique.

Exercice 2 : La pause d’auto-compassion (3 minutes)

Cet exercice peut être pratique en temps reel, au moment ou vous souffrez. C’est la version portable de l’auto-compassion.

Étape 1 (Pleine conscience, 1 minute) : Posez une main sur votre coeur. Reconnaissez ce que vous ressentez : « Ceci est un moment de souffrance. » Nommez l’émotion : tristesse, colère, honte, peur. Observez ou elle se manifeste dans votre corps.

Étape 2 (Humanite commune, 1 minute) : Rappelez-vous que vous n’etes pas seul(e) : « La souffrance fait partie de la vie. D’autres personnes ressentent exactement la même chose en ce moment. » Cette étape desactive le sentiment d’isolement qui amplifie la douleur.

Étape 3 (Bienveillance, 1 minute) : Dites-vous ce dont vous avez besoin d’entendre : « Que puis-je me dire de bienveillant en ce moment ? » Certaines personnes utilisent des phrases comme « Puisse-je être en paix » ou « Puisse-je me traiter avec la même gentillesse que celle que j’offre a ceux que j’aime. » Trouvez les mots qui resonnent pour vous.

Exercice 3 : Le dialogue interieur restructure

Cet exercice integre directement l’auto-compassion dans la restructuration cognitive classique de la TCC.

Instructions : Pendant une semaine, notez chaque pensée auto-critique significative. Pour chacune, reformulez-la en trois versions :

  • La voix du critique interieur : « Tu as encore rate cette presentation. Tu es incompetent(e). »
  • La voix de l’ami bienveillant : « La presentation ne s’est pas passee comme tu l’esperais. C’est decevant, et c’est normal que tu sois decu(e). »
  • La voix de l’entraineur compassionnel : « La presentation n’etait pas a la hauteur de tes attentes. Qu’est-ce qui a fonctionne ? Que ferais-tu differemment la prochaine fois ? Tu as le droit d’apprendre de cette expérience sans te demolir. »

La troisieme voix est celle de l’auto-compassion appliquee : elle reconait la réalité (pas de complaisance), elle valide l’émotion (pas de suppression), et elle oriente vers l’action constructive (pas de passivite). Avec la pratique, cette voix devient de plus en plus accessible et finit par remplacer l’auto-critique automatique.

Exercice 4 : Le toucher apaisant

Les recherches de Uvnas-Moberg (1998) ont montre que le contact physique doux active la liberation d’ocytocine, le neurotransmetteur de l’apaisement et du lien social. Fait remarquable : cet effet fonctionne même quand c’est vous qui vous touchez vous-même.

En pratique : quand vous ressentez de la détresse ou de l’auto-critique, essayez l’un de ces gestes : poser les deux mains sur votre coeur, vous enlacer vous-même (oui, cela semble etrange, et cela fonctionne), poser une main sur votre joue, ou simplement frotter doucement vos mains l’une contre l’autre. Maintenez le geste pendant 30 secondes en respirant lentement. La sensation de chaleur et de pression active le système d’apaisement de manière directe, sans necessiter de contenu cognitif.

Exercice 5 : La meditation de la compassion bienveillante (Metta)

Issue de la tradition bouddhiste et intégrée dans les protocoles TCC de troisieme vague, la meditation Metta a ete étudiée scientifiquement par Barbara Fredrickson et al. (2008), qui ont montre qu’elle augmente les émotions positives, la satisfaction relationnelle et le bien-être général en 7 semaines de pratique.

Instructions (10 minutes) : Asseyez-vous confortablement. Fermez les yeux. Commencez par diriger des souhaits bienveillants vers une personne que vous aimez facilement : « Puisse-t-elle être heureuse. Puisse-t-elle être en sécurité. Puisse-t-elle être en bonne sante. » Ressentez la chaleur de ces souhaits. Puis, progressivement, dirigez les mêmes souhaits vers vous-même : « Puisse-je être heureux(se). Puisse-je être en sécurité. Puisse-je être en bonne sante. » Si cela provoque de la résistance, c’est normal. Notez la résistance sans la juger, et continuez doucement.

L’auto-compassion dans la pratique TCC quotidienne

Pendant la restructuration cognitive

La restructuration cognitive classique demande de challenger ses pensées négatives. L’auto-compassion ajoute une couche essentielle : au lieu de simplement dire « cette pensée est une distorsion cognitive », on ajoute « et c’est comprehensible que j’aie cette pensée, etant donne mon histoire ». Cette nuance est cruciale car elle empeche la restructuration cognitive de devenir elle-même une forme d’auto-critique (« Je devrais savoir que c’est irrationnel, je suis nul(le) de penser comme ca »).

Pendant l’exposition

L’exposition graduee est un pilier du traitement de l’anxiété et des phobies. Mais l’exposition est difficile. Elle génère intentionnellement de l’inconfort. L’auto-compassion fournit le filet de sécurité émotionnel qui permet de s’engager dans l’exposition sans s’effondrer. Se dire « C’est courageux de faire cela et c’est normal que ce soit difficile » avant une exposition est infiniment plus motivant que « Je dois y arriver, les autres y arrivent bien ».

Face a la rechute

Les rechutes font partie integrante de tout processus thérapeutique. L’auto-critique face a la rechute (« Je suis retombe(e), c’est désespéré, a quoi bon ») est le principal facteur d’abandon du traitement. L’auto-compassion face a la rechute (« J’ai fait un pas en arriere, c’est douloureux, et ca ne remet pas en question tout le chemin parcouru ») permet de se relever et de continuer. L’étude de Adams et Leary (2007) a montre que les personnes a qui l’on enseigne l’auto-compassion après un ecart alimentaire reprennent leur régime plus rapidement que celles qui sont laissees avec leur culpabilite.

FAQ : vos questions sur l’auto-compassion

L’auto-compassion est-elle adaptee a la dépression ?

Oui, et c’est même l’un des domaines ou elle est le plus étudiée. La meta-analyse de Kirby et al. (2017) montre que les interventions basées sur la compassion reduisent significativement les symptômes dépressifs. Dans la dépression, l’auto-critique est souvent le mécanisme central de maintien : la personne se juge pour sa tristesse, ce qui aggrave la tristesse, ce qui renforce le jugement. L’auto-compassion brise ce cercle. De plus, Gilbert (2009) a montre que chez les personnes deprimees, le système d’apaisement est sous-active, ce qui explique pourquoi la chaleur et la bienveillance envers soi sont si difficiles a ressentir mais aussi si thérapeutiques quand elles sont cultivees.

Peut-on être auto-compatissant et exigeant envers soi ?

Absolument. L’auto-compassion n’interdit pas l’ambition ni l’exigence. Elle modifie le ton de l’exigence. Neff (2011) parle de « compassion feroce » (fierce compassion) : la capacité a se dire des vérités difficiles avec bienveillance. « Cette presentation etait en-dessous de mes capacités, et je merite mieux que ce que j’ai donne » est une phrase a la fois exigeante et auto-compatissante. L’exigence porte sur le comportement ; la compassion porte sur la personne.

Combien de temps faut-il pour développer l’auto-compassion ?

Le programme MSC (Mindful Self-Compassion) dure 8 semaines, a raison d’une seance de 2h30 par semaine plus une pratique quotidienne de 20 a 30 minutes. Les études montrent des changements mesurables des les premières semaines, avec des effets qui se renforcent dans le temps (Neff & Germer, 2013). En TCC individuelle, les exercices d’auto-compassion sont généralement integres des les premières seances et leur effet se cumule avec le reste du travail thérapeutique.

L’auto-compassion fonctionne-t-elle pour les hommes aussi ?

Oui. Les études de Neff et al. (2007) ne montrent pas de difference d’efficacité entre hommes et femmes, même si les hommes rapportent initialement plus de résistance a l’idée de « se traiter avec douceur », probablement en raison des normes sociales de masculinité. Une fois cette résistance dépassée, les bénéfices sont identiques. Il peut être utile de reformuler l’auto-compassion en termes de force et de courage (« Il faut du courage pour se traiter avec respect quand tout va mal ») plutot qu’en termes de douceur, qui peut declencher des resistances culturelles.

Evaluez votre niveau d’auto-compassion et d’estime de soi

Si cet article vous a parle, c’est probablement que votre critique interieur est particulièrement actif. Pour mieux comprendre votre fonctionnement, je vous invite a passer notre test d’estime de soi, qui evaluera les differentes dimensions de votre rapport a vous-même : auto-evaluation, confiance en vos capacités, dépendance au regard de l’autre, et capacité a rebondir face aux échecs. Ce test gratuit vous donnera un profil precis de vos forces et de vos zones de fragilite.

Vous pouvez egalement explorer nos tests de personnalite pour identifier les schémas cognitifs profonds (perfectionnisme, besoin d’approbation, schémas de devouement) qui alimentent votre auto-critique et qui pourraient beneficier d’un travail thérapeutique cible.

Et si vous souhaitez aller plus loin, être accompagne(e) dans le développement de votre auto-compassion avec les outils de la TCC, n’hesitez pas a prendre rendez-vous pour un premier entretien. En tant que psychopraticien TCC a Nantes, j’integre systematiquement les techniques d’auto-compassion dans mes accompagnements. Parce que la manière dont vous vous parlez quand personne n’écoute est le fondement de votre sante mentale.

Avertissement : Les informations contenues dans cet article sont fournies a titre éducatif et ne remplacent pas une consultation avec un professionnel de sante mentale. Si vous souffrez de dépression, d’anxiété sévère ou de toute autre difficulté psychologique, consultez un psychologue, un psychiatre ou un psychopraticien forme aux TCC. En cas de détresse aigue, contactez le 3114 (numero national de prévention du suicide) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.

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