Comment séduire en 2026 : le guide du thérapeute pour les femmes qui veulent attirer sans se perdre
Par Gildas Garrec, psychopraticien TCC à Nantes
Vous avez tapé « comment séduire un homme » dans votre barre de recherche. Vous n’êtes pas seule. Des millions de femmes cherchent chaque mois des réponses à cette question qui traverse les époques. Mais en 2026, les règles ont changé.
Le « power shift » est en marche : les femmes initient de plus en plus les rencontres, 30 % d’entre elles se confient à des amis hommes avant un premier rendez-vous (Bumble, 2025), et 59 % abordent finances et projets de vie dès les premières semaines.
Le problème ? La plupart des conseils disponibles en ligne oscillent entre deux extrêmes aussi nocifs l’un que l’autre : la manipulation déguisée en stratégie, ou la passivité déguisée en féminité. Ni l’un ni l’autre ne fonctionne. Ni l’un ni l’autre ne vous rend heureuse.
En tant que psychopraticien spécialisé en thérapies comportementales et cognitives, je reçois chaque semaine des femmes brillantes, accomplies, indépendantes — qui se sentent pourtant démunies dès qu’il s’agit de vie amoureuse. Ce guide est pour elles.
Pour vous. Non pas pour vous apprendre à « plaire à un homme », mais pour vous aider à devenir la femme qui attire naturellement les bonnes personnes, sans jamais se perdre en chemin.
Séduire n’est pas manipuler : la différence qui change tout
Ouvrez n’importe quel magazine féminin en ligne. Vous trouverez des titres comme « 10 techniques pour le rendre accro », « Les phrases qui le font craquer », « Comment le manipuler sans qu’il s’en rende compte ». Ces contenus génèrent des clics. Ils génèrent aussi des relations dysfonctionnelles.
« Rendre accro » est un objectif toxique. Point. Il s’agit littéralement de créer une dépendance chez l’autre personne. Ce n’est pas de l’amour, c’est du contrôle. Et le contrôle, dans un couple, finit toujours par exploser — soit dans la violence, soit dans la fuite.
La vraie séduction n’a rien à voir avec la manipulation. Elle repose sur trois piliers :
- L’alignement : être en accord avec qui vous êtes réellement, pas avec un personnage que vous jouez pour plaire.
- La connexion authentique : créer un espace où deux personnes peuvent se montrer vulnérables sans danger.
- Le choix mutuel : deux adultes qui décident consciemment de construire quelque chose ensemble.
En consultation, je pose souvent cette question : « Voulez-vous qu’il vous aime, ou voulez-vous qu’il aime le personnage que vous jouez ? » La réponse est toujours la même. Mais le passage de l’intention à la pratique demande du courage — et quelques outils concrets.
La manipulation fonctionne à court terme. Elle crée de l’intensité, de la confusion émotionnelle que beaucoup confondent avec de la passion. Mais elle construit sur du sable. La séduction authentique prend peut-être plus de temps, mais elle bâtit sur du roc.
Le paradoxe fondamental : plus vous essayez de contrôler l’issue d’une rencontre, plus vous vous éloignez de ce qui vous rend naturellement attirante. La séduction n’est pas un acte de performance. C’est un acte de présence.
Les 5 qualités qui attirent vraiment (au-delà du physique)
Les études en psychologie sociale sont formelles : l’apparence physique compte dans les premières secondes, mais c’est un ensemble de qualités comportementales et émotionnelles qui détermine l’attraction durable. Voici les cinq qui reviennent systématiquement.
1. L’indépendance émotionnelle
C’est la qualité numéro un. Pas l’indépendance financière (même si elle compte), pas l’indépendance logistique — l’indépendance émotionnelle. La capacité à être bien seule.
Un partenaire n’est pas un thérapeute. Un homme n’est pas là pour combler un vide affectif, réparer une blessure d’enfance ou donner un sens à votre existence. Quand vous cherchez un partenaire depuis ce lieu de manque, vous n’attirez pas — vous agrippez. Et l’agrippement repousse.
L’erreur classique : confondre « avoir besoin de quelqu’un » avec « avoir envie de quelqu’un ». Le besoin crée de la dépendance. L’envie crée du désir. La différence est fondamentale.
En TCC, nous travaillons sur ce qu’on appelle les croyances conditionnelles : « Je ne vaux quelque chose que si quelqu’un m’aime », « Ma vie n’a de sens qu’en couple ». Ces croyances, souvent forgées dans l’enfance, sabotent chaque relation avant même qu’elle ne commence.
Exercice concret : Listez cinq activités qui vous rendent heureuse et qui n’impliquent personne d’autre. Si vous n’en trouvez pas cinq, c’est votre premier chantier — avant toute démarche de séduction.
2. La présence authentique
Nous vivons à l’ère de l’attention fragmentée. Les téléphones vibrent, les notifications clignotent, les pensées vagabondent vers le message d’avant-hier ou le rendez-vous de demain. Dans ce contexte, la présence totale est devenue un acte radical d’intimité.
Mettre son téléphone en mode avion pendant un dîner. Écouter sans préparer sa réponse. Regarder dans les yeux sans détourner le regard. Ce n’est pas spectaculaire. C’est dévastateur d’efficacité.
La qualité du temps passé ensemble importe infiniment plus que la quantité. Une heure de présence authentique crée plus de connexion que dix heures de cohabitation distraite.
Concrètement, la présence authentique se manifeste par :
- L’écoute active : reformuler ce que l’autre dit, poser des questions qui montrent que vous avez compris, pas seulement entendu.
- Le contact visuel : soutenu mais naturel, sans forcer ni fuir.
- L’absence de jugement : laisser l’autre finir ses phrases, accueillir ses émotions sans les corriger.
Un homme qui se sent vraiment écouté par une femme vit une expérience rare. Dans une société où la parole masculine émotionnelle est encore largement découragée, offrir cet espace d’écoute est un cadeau d’une puissance considérable.
3. Le mystère dosé
« L’amour a besoin de proximité, le désir a besoin de distance. » Cette phrase d’Esther Perel résume l’un des paradoxes les plus fascinants de la psychologie relationnelle.
Le mystère dosé ne signifie pas jouer des jeux. Il ne s’agit pas de ne pas répondre aux messages pendant trois jours, de feindre l’indifférence ou de manipuler la disponibilité. Il s’agit de garder sa propre vie. Ses amis, ses passions, ses projets, ses espaces de solitude choisie.
Quand vous n’êtes pas « acquise » — non pas parce que vous jouez un rôle, mais parce que votre vie est riche et pleine — vous maintenez naturellement cette tension créatrice entre proximité et distance.
L’autre ne vous « obtient » jamais totalement. Non par stratégie, mais parce que vous êtes une personne complète avec un monde intérieur qui lui échappe en partie.
Le piège à éviter : fusionner dès les premières semaines. Abandonner ses activités, ses amis, ses routines pour se couler dans la vie de l’autre. Cette fusion initiale, souvent confondue avec l’amour passionnel, est en réalité le premier symptôme de la dépendance affective.
4. La capacité à valoriser
Les hommes vivent dans ce que les chercheurs appellent une « famine de compliments ». Des études montrent qu’un homme adulte peut compter sur les doigts d’une main les compliments sincères reçus dans une année entière. Beaucoup se souviennent d’un compliment reçu il y a cinq ou dix ans avec une précision troublante.
La capacité à reconnaître et à verbaliser ce que vous appréciez chez un homme — sans flatterie, sans calcul — est une qualité d’une attractivité redoutable.
La différence entre valorisation et flatterie :
- Flatterie : « Tu es tellement fort, tellement intelligent. » (Vague, générique, souvent perçue comme manipulatrice.)
- Valorisation authentique : « J’ai remarqué comment tu as géré cette situation avec ton collègue. Ta patience m’a impressionnée. » (Spécifique, observée, sincère.)
La valorisation authentique demande de l’attention. Elle demande d’observer réellement l’autre, de noter ce qui le rend unique, et d’avoir le courage de le dire à voix haute. Ce n’est pas de la soumission. C’est de la générosité émotionnelle.
5. L’assertivité douce
L’assertivité est la capacité à exprimer ses besoins, ses limites et ses opinions de manière claire et respectueuse, sans agressivité ni passivité. C’est la compétence relationnelle la plus sous-estimée en séduction.
Dire non quand c’est non est profondément attractif. Cela signale que votre oui a de la valeur. Un homme qui sait qu’il peut faire confiance à vos mots —
que vous ne dites pas oui pour éviter le conflit, que vous ne dites pas « ça va » quand ça ne va pas — développe un sentiment de sécurité qui est le terreau de l’attachement profond.
L’assertivité douce, c’est :
- « Je préfère qu’on se voie vendredi plutôt que ce soir, j’ai besoin de ma soirée. »
- « Ce commentaire m’a blessée. Je ne pense pas que c’était ton intention, mais je voulais te le dire. »
- « J’aime beaucoup passer du temps avec toi, et j’aimerais qu’on discute de ce qu’on construit ensemble. »
Chaque phrase pose une limite ou exprime un besoin sans attaque, sans reproche, sans passivité. En TCC, c’est ce qu’on appelle la communication assertive, et c’est l’un des piliers du travail thérapeutique en couple.
Les 7 pièges qui sabotent votre vie amoureuse
En consultation, je retrouve les mêmes schémas destructeurs avec une régularité frappante. Les reconnaître est le premier pas pour les désamorcer.
1. Confondre anxiété et amour. Les fameux « papillons dans le ventre » ne sont pas toujours un signe d’amour. Ils sont souvent un signe d’anxiété d’attachement. Si vous êtes systématiquement attirée par des hommes qui vous rendent anxieuse, instable, en montagnes russes émotionnelles —
ce n’est pas de la passion, c’est votre système d’alerte qui s’active. L’amour sain est calme. Il rassure. Il ennuie parfois, au début, les personnes habituées au chaos.
2. Vouloir réparer l’homme brisé. Le « syndrome de l’infirmière » touche un nombre considérable de femmes. L’homme torturé, mystérieux, « qui a juste besoin qu’on l’aime assez fort » est un fantasme romantique dangereux. Vous n’êtes pas son thérapeute. Vous ne pouvez pas sauver quelqu’un qui ne se sauve pas lui-même. Et en essayant, vous vous perdez.
3. Ignorer les red flags par peur de la solitude. Il annule au dernier moment. Il disparaît pendant trois jours. Il critique votre apparence « pour rire ».
Vous minimisez parce que « le reste est bien » et que la perspective de repartir à zéro vous terrifie. La peur de la solitude est le plus grand saboteur de la vie amoureuse. Elle vous fait accepter l’inacceptable et appeler ça de la tolérance.
4. S’adapter excessivement. Modifier ses goûts, ses opinions, son apparence, ses amis, ses projets pour correspondre à ce que l’autre semble vouloir. Ce caméléonisme relationnel, souvent hérité de dynamiques familiales où l’amour était conditionnel, finit par créer une personne que même vous ne reconnaissez plus.
5. Le multi-dating sans intention. Les applications de rencontre offrent un buffet infini. Le risque : multiplier les rendez-vous sans jamais s’investir, comparer en permanence, garder un pied dehors « au cas où ». Le multi-dating peut être sain quand il est assumé et transparent. Il devient toxique quand il sert à éviter la vulnérabilité de l’engagement.
6. L’hyperanalyse des messages. Il a mis 47 minutes à répondre. Il n’a pas mis de smiley. Il a écrit « ok » au lieu de « d’accord ». Trois amies consultées, deux interprétations contradictoires, une nuit d’insomnie. L’hyperanalyse textuelle est un gouffre d’énergie qui dit davantage sur votre anxiété que sur ses intentions.
7. L’investissement disproportionné trop tôt. Organiser votre vie autour de quelqu’un que vous connaissez depuis deux semaines. Annuler des plans pour rester disponible. Projeter un avenir commun après trois rendez-vous. Ce déséquilibre d’investissement crée une dynamique de pouvoir malsaine et étouffe la relation dans l’oeuf.
Séduire IRL vs en ligne : deux mondes, deux stratégies
La séduction en ligne : attirer les bons, pas tous
L’erreur la plus répandue sur les applications de rencontre : vouloir plaire au maximum de personnes. Un profil qui attire tout le monde n’attire personne de compatible. Le but n’est pas de maximiser les matchs, mais de filtrer efficacement.
Un profil qui fonctionne :
- Photos : authentiques, variées (pas que des selfies), montrant votre vie réelle — une activité, un voyage, un rire spontané. Évitez les photos de groupe où l’on ne sait pas qui vous êtes.
- Bio : spécifique plutôt que générique. « J’adore voyager et rire » ne dit rien. « Je collectionne les vinyles de jazz des années 60 et je fais le meilleur risotto de Nantes » dit tout.
- Intention claire : si vous cherchez une relation sérieuse, dites-le. Cela filtre ceux qui ne cherchent pas la même chose.
La conversation comme filtre : Les premiers messages ne servent pas à séduire. Ils servent à évaluer. Posez des questions ouvertes. Observez comment il gère la conversation. Est-ce qu’il pose des questions en retour ? Est-ce qu’il rebondit sur vos réponses ? Un homme qui ne s’intéresse qu’à lui-même dans les messages fera la même chose en personne.
La règle d’or : passez au réel vite. Plus vous échangez par écrit, plus vous construisez une image fantasmée qui ne résistera pas à la rencontre. Après quelques échanges de qualité, proposez un café. Pas un dîner de trois heures — un café de 45 minutes qui laisse la possibilité de prolonger si l’alchimie est là.
La séduction en face-à-face : l’art oublié
Le IRL (in real life) intimide. L’idée d’approcher un homme dans un café, une librairie, un événement culturel, semble relever de l’exploit. Pourtant, les 7 premières secondes d’une rencontre en personne créent plus de connexion que 7 jours d’échanges textuels.
Vous pouvez approcher. Cette idée mérite d’être répétée. Le « power shift » de 2026 signifie aussi cela : les femmes qui prennent l’initiative ne sont pas « désespérées », elles sont courageuses. Et le courage est universellement attractif.
Les bases du contact IRL :
- Le contact visuel : soutenu, accompagné d’un sourire. Pas un regard furtif immédiatement détourné. Un vrai regard qui dit « je vous ai vu, et je suis ouverte ».
- Le sourire : l’arme de séduction la plus puissante et la plus sous-utilisée. Un sourire authentique (qui plisse les yeux, pas seulement les lèvres) est désarmant.
- L’ouverture corporelle : bras décroisés, corps orienté vers l’autre, posture ouverte. Le langage non verbal communique avant les mots.
- La première phrase : oubliez les phrases d’accroche. Un simple « Bonjour, je vous ai remarqué et j’avais envie de venir vous parler » est infiniment plus percutant que n’importe quelle technique.
Ce que les hommes n’osent pas vous dire
En tant que thérapeute qui reçoit aussi des hommes, j’ai accès à une réalité que la plupart des femmes ne soupçonnent pas. Voici ce que les hommes partagent en consultation mais rarement en dehors.
Ils ont peur du rejet. Terriblement. La norme sociale qui attend d’eux qu’ils « fassent le premier pas » est une source d’anxiété massive. Chaque approche est un risque. Chaque silence après un message est une blessure potentielle.
Comprendre cette vulnérabilité change la donne : un sourire encourageant, un signal clair d’ouverture, un premier pas de votre part — ces gestes ont un impact que vous sous-estimez probablement.
Vos compliments comptent. Énormément. Comme évoqué plus haut, les hommes vivent dans un désert de reconnaissance verbale. Quand une femme leur dit sincèrement ce qu’elle apprécie chez eux — leur humour, leur gentillesse, leur compétence dans un domaine — l’effet est disproportionné. Ils s’en souviennent pendant des années.
Leurs signaux ne sont pas toujours clairs. Un homme qui vous plaît peut sembler indifférent. Non pas parce qu’il l’est, mais parce qu’il gère sa peur du rejet en contrôlant ses émotions visibles.
L’homme qui vous regarde puis détourne le regard, qui est présent mais semble distant, qui « oublie » de vous envoyer un message mais pense à vous constamment — ces comportements ne sont pas des stratégies, ce sont des symptômes d’une vulnérabilité qu’ils n’ont pas appris à exprimer.
L’indépendance attire, la dépendance étouffe. Les hommes que je reçois en consultation expriment de manière quasi unanime cette réalité : une femme qui a sa propre vie, ses propres passions, ses propres projets —
qui n’a pas « besoin » d’eux mais les « choisit » — exerce une attraction magnétique. À l’inverse, une femme dont le bonheur dépend entièrement d’eux crée une pression insoutenable.
Comprendre la vulnérabilité masculine est une clé de séduction que personne ne vous enseigne. Pas pour l’exploiter — pour créer un espace de sécurité où un homme peut baisser la garde. C’est dans cet espace que naît la véritable intimité.
L’approche TCC : désamorcer vos schémas amoureux
La thérapie comportementale et cognitive offre des outils concrets pour identifier et transformer les pensées automatiques qui sabotent votre vie amoureuse. Voici les trois schémas les plus fréquents que je rencontre en consultation.
« Je ne mérite pas un homme bien »
Ce schéma, souvent enraciné dans une relation difficile avec le père — absent, critique, ou émotionnellement indisponible — crée un filtre perceptif dévastateur. Vous ne voyez littéralement pas les hommes bienveillants. Ou s’ils apparaissent, vous les trouvez « ennuyeux », « trop gentils », « sans défi ». Parce que l’amour, dans votre carte mentale, est associé à l’insécurité.
Travail TCC : Identifier la croyance fondamentale (« Je ne vaux pas assez pour être aimée correctement »). La confronter aux preuves : vos réussites, vos qualités, les personnes qui vous aiment. Construire une croyance alternative : « Je mérite un amour stable, et je peux apprendre à le reconnaître. »
« Pas de réponse rapide = il m’a oubliée »
Cette distorsion cognitive — le raisonnement émotionnel et la lecture de pensée — transforme chaque silence en preuve d’abandon. Il n’a pas répondu en une heure ? Il ne vous aime plus. Il est moins bavard que d’habitude ? Il a rencontré quelqu’un d’autre.
Travail TCC : La technique des pensées alternatives. Pour chaque interprétation catastrophique, générer trois explications alternatives réalistes.
« Il est peut-être en réunion. » « Il n’a peut-être pas vu le message. » « Il préfère peut-être répondre quand il a le temps de le faire correctement. » L’objectif n’est pas de nier l’inquiétude, mais de la remettre à sa juste proportion.
« Tous les hommes finissent par partir »
La surgénéralisation : transformer une ou deux expériences douloureuses en loi universelle. Ce schéma crée une prophétie autoréalisatrice : convaincue que l’homme partira, vous adoptez des comportements (possessivité, test permanent, retrait émotionnel préventif) qui provoquent effectivement le départ.
Travail TCC : Le journal des pensées automatiques. Chaque fois que la pensée « il va partir » surgit, la noter, identifier la situation déclencheur, l’émotion associée, et construire une réponse rationnelle. « Certains hommes sont partis. D’autres sont restés dans ma vie (amis, famille). L’issue de cette relation n’est pas prédéterminée par les précédentes. »
Le journal des pensées automatiques : votre outil quotidien
| Situation | Pensée automatique | Émotion (0-10) | Distorsion cognitive | Pensée alternative | Émotion après (0-10) |
|---|---|---|---|---|---|
| Il ne répond pas depuis 3h | « Il s’en fiche de moi » | Anxiété (8) | Lecture de pensée | « Il est peut-être occupé. Ça ne dit rien sur ses sentiments. » | Anxiété (4) |
| Date annulée | « Personne ne me choisit jamais » | Tristesse (9) | Surgénéralisation | « Ce rendez-vous est annulé. Ce n’est pas un schéma universel. » | Tristesse (5) |
Ce tableau, rempli quotidiennement pendant quelques semaines, transforme littéralement la manière dont vous vivez les événements relationnels. Ce n’est pas magique — c’est de la neuroplasticité au travail.
Si vous reconnaissez ces schémas et souhaitez aller plus loin, un accompagnement structuré peut accélérer considérablement le processus. Le Programme Nouveau Départ est conçu spécifiquement pour les femmes qui veulent briser leurs patterns amoureux répétitifs.
FAQ : vos questions les plus fréquentes
Comment savoir si un homme est vraiment intéressé ou juste poli ?
Les signaux les plus fiables ne sont pas dans les mots mais dans les actions cohérentes dans le temps.
Un homme intéressé fait des efforts concrets : il propose des rendez-vous (pas seulement des « on se voit quand ? »), il se souvient de ce que vous lui avez dit, il fait de la place dans son emploi du temps.
La politesse est ponctuelle. L’intérêt est constant. Si après trois semaines vous n’êtes toujours pas sûre, c’est probablement votre réponse.
Est-ce que prendre l’initiative fait fuir les hommes ?
Non. Les données de 2025-2026 montrent l’inverse : la majorité des hommes apprécient quand une femme fait le premier pas. Ce qui fait fuir, ce n’est pas l’initiative, c’est le désespoir.
Une femme qui approche avec assurance et bonne humeur est perçue comme confiante. Une femme qui approche avec l’énergie du « s’il te plaît, aime-moi » active l’instinct de fuite. La différence est dans l’énergie, pas dans l’action.
Comment gérer l’attente entre les messages sans devenir anxieuse ?
Premièrement, reconnaître que l’anxiété entre les messages est normale — surtout au début d’une relation. Deuxièmement, ne pas lutter contre l’émotion mais changer le comportement : poser le téléphone, s’engager dans une activité absorbante, appeler une amie.
Troisièmement, utiliser le journal des pensées automatiques décrit plus haut. Et quatrièmement, se rappeler cette règle : la qualité d’un échange compte infiniment plus que sa fréquence. Un message réfléchi envoyé le soir vaut mille « lol » envoyés en rafale.
À quel moment parler de ce qu’on cherche (relation sérieuse, etc.) ?
Plus tôt que vous ne le pensez. La tendance 2026 est claire : 59 % des femmes abordent les sujets « sérieux » (finances, projets, intention relationnelle) dans les premières semaines. Et c’est une excellente chose.
Exprimer clairement ce que vous cherchez n’est pas « faire peur » — c’est filtrer. Un homme qui fuit parce que vous mentionnez vouloir une relation sérieuse n’était pas le bon. Vous venez de gagner du temps. Beaucoup de temps.
Peut-on séduire quand on a des blessures émotionnelles non résolues ?
Oui, mais avec lucidité. Nous avons tous des blessures. L’enjeu n’est pas d’être « parfaitement guérie » avant de rencontrer quelqu’un — ce serait remettre sa vie amoureuse aux calendes grecques. L’enjeu est d’être consciente de ses blessures et de travailler activement dessus.
Une femme qui dit « j’ai un attachement anxieux et je travaille dessus en thérapie » est infiniment plus attractive qu’une femme qui nie ses blessures et les rejoue inconsciemment dans chaque relation.
Passer à l’action : construire la vie amoureuse que vous méritez
La séduction authentique n’est pas une compétence qu’on apprend dans un article — même de 3000 mots. C’est un travail sur soi, progressif, courageux, qui demande du soutien et de la structure.
Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, trois options s’offrent à vous :
Le Programme Love Coach : un accompagnement structuré pour les femmes qui veulent transformer leur vie amoureuse. Stratégies concrètes, exercices TCC, décryptage de vos schémas relationnels. Pour celles qui sont prêtes à passer de la théorie à la pratique.
Le Programme Nouveau Départ : si vous sortez d’une relation difficile, d’une rupture ou d’un schéma répétitif, ce programme vous aide à reconstruire votre rapport à l’amour sur des bases saines — avant de vous relancer dans la rencontre.
Une consultation individuelle : parfois, un échange en face-à-face (ou en visio) avec un professionnel permet de débloquer en une séance ce qui stagne depuis des mois. Prenez rendez-vous ici pour un premier échange sans engagement.
Vous n’avez pas besoin d’être « parfaite » pour être aimée. Vous avez besoin d’être vous — avec conscience, avec courage, et avec les bons outils.
Gildas Garrec est psychopraticien TCC à Nantes, spécialisé dans les dynamiques relationnelles et l’attachement. Il accompagne les femmes et les hommes qui veulent construire des relations amoureuses saines et épanouissantes.
Articles recommandés :
– L’impact du père absent sur vos relations amoureuses
– Sortir de la dépendance affective : le guide complet
– Couple anxieux-évitant : comprendre et dépasser la danse toxique
– Programme Love Coach : transformez votre vie amoureuse
A lire aussi
Vous vous reconnaissez dans cet article ?
Passez notre test de preparation a la rencontre en 35 questions. 100% anonyme – Rapport PDF personnalise a 9.90 €.
A decouvrir aussi : Test de confiance en soi (40 questions) – Rapport personnalise a 14.90 €.


Article bookmarke. J’y reviendrai regulierement, il y a trop de choses a integrer en une seule lecture.
Merci pour votre message Manon. Prendre le temps de commenter, c’est deja une forme d’engagement envers soi-meme. N’hesitez pas si vous avez des questions ou si vous souhaitez approfondir certains points.
Chaleureusement,
Gildas
Le « nice guy syndrome », c’etait moi a 100%. Depuis que j’ai compris ce mecanisme, mes relations ont completement change.
Merci Marine. Votre commentaire me motive a continuer. Si un sujet vous interesse particulierement, dites-le moi, j’en ferai peut-etre un prochain article. A bientot sur le blog.
Chaleureusement,
Gildas
Enfin un article sur la seduction ecrit par un psy et pas par un « coach en masculinite » douteux. L’approche est saine et respectueuse. Merci.
Ca me touche beaucoup Mathieu. Si le contenu vous aide, n’hesitez pas a le partager autour de vous. Plus on comprend nos mecanismes psychologiques, mieux on vit ensemble. Merci pour votre confiance.
Chaleureusement,
Gildas
Lu et relu. Chaque relecture m’apporte quelque chose de nouveau. Signe d’un article bien construit.
David, ravi que le contenu vous soit utile. N’hesitez pas a explorer les autres articles du blog, ils forment un ensemble coherent pour mieux comprendre vos mecanismes relationnels. Prenez soin de vous.
Chaleureusement,
Gildas
Merci pour cet article. C’est exactement ce dont j’avais besoin de lire aujourd’hui.
Votre retour me fait chaud au coeur Sophie. C’est exactement pour ca que j’ecris ce blog : rendre la psychologie accessible et utile au quotidien. Merci de me lire.
Chaleureusement,
Gildas