Rejoignez notre groupe d'échange
Un espace d'échange sur WhatsApp, bienveillant et sur candidature — pas une thérapie.
Un doute sur une vraie relation ?
Décryptez votre vraie conversation, message par message.
Bonjour Léa,
Votre profil révèle un pattern de difficultés attentionnelles modérées globalement, mais avec deux zones très préoccupantes : une attention soutenue sévèrement impactée et une distractibilité très marquée qui ensemble créent un véritable goulot d'étranglement dans votre fonctionnement quotidien. À 36 ans, dans un contexte professionnel où la concentration est attendue, ces deux indicateurs forment un cercle vicieux : plus vous vous efforcez de rester attentive à cause des interruptions frequentes, plus l'énergie mentale s'épuise, ce qui amplifie la difficulté à maintenir la concentration, qui elle-même laisse plus de place aux distractions. Votre capacité à l'attention sélective et votre organisation modérées suggèrent que vous avez développé des stratégies de compensation - peut-être utilisez-vous des listes, des rappels visuels, ou une structure externe - mais ces mécanismes défensifs demandent un effort cognitif considérable qui peut devenir insoutenable sur la durée. Il est important de noter que ce profil ne définit pas votre valeur ni vos capacités globales : il décrit un pattern attentionnel sur lequel il est possible d'agir. Cependant, étant donné la sévérité de deux dimensions cliniques, une évaluation professionnelle approfondie par un neuropsychologue ou un psychiatre spécialisé est recommandée pour explorer les mécanismes sous-jacents et déterminer les options d'accompagnement les plus adaptées. Cette démarche n'est pas une obligation, mais une ressource à votre disposition pour mieux vous connaître et vous outiller.
Résultat global
Difficultés attentionnelles modéréesVos réponses suggèrent des difficultés attentionnelles modérées susceptibles d'affecter certains aspects de votre quotidien. Sur le plan clinique, ce profil indique une fragilité de un ou plusieurs sous-systèmes attentionnels, sans pour autant témoigner d'un trouble cliniquement constitué. Ces difficultés peuvent se manifester par une fatigue cognitive plus rapide, une sensibilité accrue aux distractions ou des lacunes organisationnelles ponctuelles, souvent amplifiées par le stress ou la surcharge. Des stratégies compensatoires ciblées et des ajustements du mode de vie permettent généralement d'améliorer significativement le fonctionnement attentionnel dans ce type de profil.
Cette tendance est nette chez vous — voici ce qu’elle révèle, pour comprendre et avancer.
Capacité à maintenir un niveau de concentration stable sur une tâche prolongee sans fluctuation notable de la vigilance.
Vos réponses suggèrent des difficultés sévères d'attention soutenue, affectant de façon substantielle votre capacité à fonctionner dans les activités quotidiennes, professionnelles et sociales. À ce niveau clinique, les mécanismes de maintien de la vigilance semblent profondément perturbés, entraînant des décrochages attentionnels fréquents, une incapacité à mener les tâches longues à leur terme et une accumulation d'erreurs liée à l'inattention. Ces manifestations peuvent correspondre à différents profils cliniques documentés dans les critères de référence de type DSM-5 ou CIM-11, notamment le TDAH de présentation inattentive. Une évaluation spécialisée est fortement recommandée pour orienter un accompagnement adapté.
Recommandations
Cette tendance est nette chez vous — voici ce qu’elle révèle, pour comprendre et avancer.
Aptitude à diriger et maintenir l'attention sur les informations pertinentes tout en ignorant les stimuli non pertinents.
Vos réponses suggèrent que votre attention sélective est significativement altérée, rendant difficile l'extraction des informations pertinentes dans des environnements ordinaires. Sur le plan clinique, ce niveau correspond à une perturbation notable des mécanismes d'inhibition des distracteurs et d'orientation des ressources cognitives, entraînant une surcharge informationnelle fréquente. La distinction signal-bruit devient laborieuse, générant confusion, erreurs d'interprétation et épuisement cognitif. Ces difficultés peuvent sérieusement impacter la compréhension orale, la lecture et les interactions sociales. Un bilan professionnel permettrait d'objectiver le profil et d'orienter vers des stratégies de compensation adaptées.
Recommandations
Cette tendance est nette chez vous — voici ce qu’elle révèle, pour comprendre et avancer.
Vulnérabilité aux interruptions et aux stimuli parasites, tant internes (pensées) qu'externes (bruits, mouvements).
Vos réponses suggèrent une distractibilité très marquée, constituant un obstacle majeur à votre fonctionnement quotidien. Sur le plan clinique, ce niveau traduit une défaillance profonde des mécanismes d'inhibition exécutive, rendant quasiment impossible le maintien d'un fil attentionnel continu face aux interférences. Chaque stimulus interne ou externe devient potentiellement capable de court-circuiter la tâche en cours, générant une fragmentation chronique du comportement, une accumulation d'activités inachevées et une détresse fonctionnelle significative. Les critères de référence de type DSM-5 ou CIM-11 identifient ce profil comme central dans plusieurs tableaux cliniques nécessitant une évaluation spécialisée approfondie.
Recommandations
Cette tendance est nette chez vous — voici ce qu’elle révèle, pour comprendre et avancer.
Capacité à structurer ses activités, gérer ses affaires et maintenir un cadre de vie ordonné.
Vos réponses suggèrent des difficultés organisationnelles significatives, avec un désordre fréquent, des retards récurrents et un niveau de stress élevé associé à la gestion des tâches. Sur le plan clinique, ces manifestations correspondent à une altération marquée des fonctions exécutives de planification, d'initiation et de suivi des engagements, pouvant générer un sentiment chronique d'inefficacité et d'échec personnel. Ces difficultés sont souvent mal comprises par l'entourage, qui les interprète comme de la négligence ou du désintérêt, alors qu'elles relèvent de processus neuropsychologiques spécifiques. Un accompagnement ciblé peut transformer significativement ce profil fonctionnel.
Recommandations
Les trois dimensions critiques de votre profil - attention soutenue, distractibilité et, dans une moindre mesure, attention sélective - forment un système interdépendant où chacune amplifie les effets des autres. La distractibilité très élevée consomme les ressources attentionnelles limitées que vous pouvez mobiliser pour une tâche prolongée, ce qui raccourcit votre durée de concentration possible - c'est un cercle vicieux où l'interruption interne/externe empêche la consolidation de l'attention volontaire. À l'inverse, votre organisation modérée constitue une tentative de compensation : en externalisant la structure (listes, rappels, rituels), vous essayez de contourner les déficits internes d'autorégulation. Ce pattern suggère une vulnérabilité au burnout attentionnel : vous pouvez tenir des périodes courtes à moyennes en déploiant une volonté considérable, mais cette tension n'est pas viable à long terme sans ajustement des demandes externes ou renforcement des capacités de régulation. Un cercle vertueux possible serait de cibler d'abord la réduction de la distractibilité (via un environnement contrôlé et des techniques comportementales) pour libérer les ressources attentionnelles qui pourraient alors consolider l'attention soutenue.
Dès maintenant
Dans les prochaines semaines
Sur le long terme
Ce sont des hypothèses, pas des conclusions. C’est vous qui savez si elles résonnent avec votre vécu.
Il se peut que vous rencontriez particulièrement des difficultés à maintenir votre concentration sur une tâche unique pendant une période prolongée, même si cette tâche vous intéresse. Cette difficulté d'attention soutenue (40%) pourrait expliquer une fatigue cognitive rapide ou une sensation de « vide mental » lors de tâches demandant une vigilance constante.
À vérifier par vous-même : Observez pendant une semaine : sur une tâche qui vous plaît (lecture, travail, loisir), combien de temps pouvez-vous vous concentrer avant de ressentir une baisse d'énergie mentale ou de devoir faire une pause ? Notez si cette durée est plus courte que celle de vos proches dans des situations similaires.
Une explication possible serait que vous êtes très sensible aux stimuli de votre environnement (bruits, mouvements, notifications). Votre score de distractibilité élevée (40%) suggère que vous captez facilement ce qui se passe autour de vous, même lorsque vous essayez de rester concentrée, ce qui pourrait fragmenter votre attention.
À vérifier par vous-même : Testez : pouvez-vous accomplir une tâche importante dans un environnement calme (bureau fermé, bibliothèque) sans interruptions ? Comparez votre performance et votre bien-être avec un environnement bruyant ou avec des notifications actives. Si le cadre calme change significativement votre capacité de concentration, cette hypothèse pourrait vous concerner.
Chez certaines femmes, ce profil s'accompagne d'une bonne capacité à filtrer l'information pertinente (attention sélective à 60%) et à vous organiser (organisation à 60%), mais ces forces pourraient être épuisées ou débordées par l'effort constant requis pour gérer votre distractibilité. Êtes-vous contrainte de mettre en place des stratégies très actives (listes, rappels, structuration rigide) pour compenser ?
À vérifier par vous-même : Réfléchissez : passez-vous beaucoup de temps à *organiser* vos tâches, vos agendas ou votre environnement pour arriver à vous concentrer ? Sentez-vous que sans ces outils ou cette structure, tout s'écroulerait ? Si oui, il se peut que vous utilisiez vos forces d'organisation pour compenser d'autres difficultés.
Il est possible que vos difficultés attentionnelles varient fortement selon le contexte, votre intérêt pour la tâche, votre niveau de stress ou votre état physique (sommeil, alimentation). Un score global modéré (50%) pourrait refléter cette variabilité plutôt qu'une difficulté stable et permanente.
À vérifier par vous-même : Tenez un journal pendant deux semaines : notez chaque jour votre qualité de concentration, mais aussi votre sommeil, votre stress, votre consommation de caféine, et ce que vous faisiez (tâche intéressante vs corvée). Identifiez les configurations où vous êtes *plus* ou *moins* concentrée. Cela vous permettra de distinguer ce qui relève d'une difficulté chronique versus ce qui dépend de votre état du moment.
11 grilles de lecture cliniques sont appliquées à votre profil ci-dessous.
Des grilles cliniques reconnues appliquées à votre profil, comme éclairages complémentaires à pondérer.
Schéma de pensée — Catastrophisation
Les difficultés attentionnelles soutenues (40%) peuvent renforcer une tendance à anticiper l'échec ou à interpréter les oublis comme des signes d'incompétence globale. Cette distorsion mérite d'être explorée pour distinguer ce qui relève du déficit attentionnel réel de ce qui relève d'une lecture amplifiée de ses difficultés.
Schéma de pensée — Pensée tout-ou-rien
Avec une distractibilité très élevée (40%), elle pourrait juger ses performances de manière binaire (« je suis incapable de me concentrer » vs « tout fonctionne »), ce qui occulte les variations réelles et les contextes facilitants. Une granularité accrue pourrait nuancer son rapport à ses capacités attentionnelles.
Schéma précoce — Défectuosité / Honte
Le contraste entre attention soutenue très faible (40%) et organisation correcte (60%) peut générer une perception de soi comme « défectueuse sélectivement », particulièrement si son environnement valorise la concentration prolongée. Cette honte silencieuse mérite attention, indépendamment du diagnostic TDAH.
Distorsions cognitives — Sources : Beck (1976) ; Burns (1980)
Schemas de Young — Sources : Young, Klosko & Weishaar (2003) ; Young (1990)
Des modèles reconnus du domaine, appliqués à votre profil comme des pistes à pondérer — pas un diagnostic.
Attention et fonctions exécutives
Fonctions exécutives (Barkley)
Votre score en organisation (60%) suggère une capacité à structurer vos tâches, mais combinée à vos difficultés d'attention soutenue (40%), il se peut que vous parveniez à planifier « sur le papier » sans pour autant maintenir la concentration nécessaire pour exécuter le plan. Ce contraste entre l'intention organisatrice et la difficulté à rester concentrée sur la tâche elle-même est une piste intéressante : comment vivez-vous cette différence entre « savoir comment faire » et « tenir bon pendant l'action » ?
Sources : Barkley (1997) ; Barkley (2012)
Modèle de l’inhibition (Barkley)
Votre distractibilité très élevée (40%) pourrait évoquer une difficulté en amont : celle à inhiber ou filtrer les stimuli extérieurs parasites avant qu'ils ne captent votre attention. Il se peut que vous soyez submergée par les détails, les bruits ou les interruptions plutôt que de rencontrer une « paresse » attentionnelle. Pouvez-vous identifier si c'est davantage l'intrusion de distractions involontaires, ou une tendance à vous « laisser partir » vers autre chose ?
Sources : Barkley (1997)
Mémoire de travail (Baddeley)
Vos scores contrastés en attention soutenue (40%) et attention sélective (60%) évoquent parfois une mémoire de travail sollicitée : il se peut que vous ayez besoin de conscient effort pour maintenir une information « en tête » et l'isoler des bruits de fond, ce qui épuise vos ressources. Avez-vous remarqué que vous oubliez ce que vous lisiez en haut de la page une fois arrivée en bas, ou que vous perdez le fil d'une conversation si vous essayez de simultanément prendre des notes ?
Sources : Baddeley (1992)
Grilles de lecture transversales
Sentiment d’efficacité personnelle
Vos difficultés d'attention soutenue et votre distractibilité très élevées peuvent progressivement éroder votre confiance dans votre capacité à mener à terme des tâches exigeant de la concentration. Il se peut que vous ayez développé une tendance à anticiper l'échec face à des projets longs, ce qui pourrait réduire votre persévérance avant même de commencer — est-ce une expérience familière pour vous ?
Sources : Bandura (1997) ; Bandura (1977)
Distorsions cognitives
Les personnes aux prises avec des difficultés attentionnelles chroniques tombent souvent dans la généralisation (« je ne peux rien terminer ») ou la catastrophisation (« ce déficit va tout ruiner »). Ces pensées automatiques amplifient la frustration face aux distractions. Repérer ces biais quand ils surgissent pourrait vous aider à les distancier plutôt que de les croire.
Sources : Beck (1976) ; Burns (1980)
Régulation émotionnelle
Face à la frustration de se sentir distraite ou de perdre le fil, il se peut que vous ayez développé des stratégies de régulation émotionnelle — certaines productives (réévaluation, pause structurée), d'autres moins (autocritique, évitement de la tâche). Explorer comment vous naviguez ces moments critiques pourrait ouvrir des pistes d'adaptation.
Sources : Gross (1998) ; Gross (2015)
Pleine conscience
Votre profil suggère une tendance à la fusion avec les pensées intrusives et à la réaction rapide aux stimuli extérieurs. Les approches basées sur la pleine conscience — observer les distractions sans les combattre — pourraient vous offrir une alternative à la lutte directe et réduire la charge émotionnelle liée à vos difficultés de concentration.
Sources : Kabat-Zinn (1990) ; Segal, Williams & Teasdale (2002)
Théorie polyvagale
Une distractibilité très élevée peut refléter un système nerveux en légère mobilisation sympathique, hyper-réactif aux stimuli environnementaux. Il se peut qu'en contexte de surcharge ou de stress, vous basculiez davantage vers la fragmentation attentionnelle. Cultiver des moments de sécurité ventrale (régularité, environnement calme) pourrait favoriser la stabilité attentionnelle.
Sources : Porges (2011) ; Dana (2018) — théorie débattue
Ces grilles ne constituent pas un diagnostic médical.
Votre profil interroge la manière dont vous vous tenez face à l’effort mental qui dure. Il y a comme une ligne de fracture entre votre envie de conduire une tâche jusqu’au bout et une attention qui, très vite, se disperse. Cette tension est centrale. La difficulté à maintenir le cap sur la longueur – l’attention soutenue – se présente comme le point le plus sensible. C’est un peu la capacité de votre esprit à rester en stationnaire sur une autoroute mentale : il décroche fréquemment, vous obligeant à sans cesse retrouver le fil. Cette fragilité de fond rend presque chaque interruption coûteuse, car redémarrer n’est pas instantané. Or, cette tendance ne marche pas seule : elle est en résonance avec une distractibilité très marquée, qui agit comme une porte grande ouverte sur l’environnement. Votre cerveau capte, enregistre, répond aux stimulations extérieures ou intérieures – bruits, souvenirs, notifications internes – avec une vivacité que d’autres auraient du mal à suivre. Mais cette réactivité, quand elle se combine à une endurance attentionnelle faible, crée un étau : vous êtes à la fois facilement délogée de votre concentration et peu équipée pour y revenir sans effort. Ce qui est intéressant, c’est que votre attention sélective (la capacité à trier ce qui importe de ce qui ne l’est pas) et votre organisation personnelle sont relativement moins touchées. Elles restent modestes, certes, mais elles vous offrent un levier. On dirait que vous avez appris à compenser en érigeant des remparts : vous vous appuyez peut-être sur des listes, des routines, des outils visuels qui aident votre attention sélective à filtrer un peu mieux le bruit. Ces stratégies sont précieuses, mais elles demandent une énergie constante, parce qu’elles doivent lutter contre un fond de distractibilité intense. Le résultat est un coût mental élevé : vous pouvez donner l’impression de vous en sortir, mais au prix d’une fatigue qui s’accumule, d’un sentiment de devoir « vous battre » contre votre propre nature. Ce profil met en lumière un équilibre délicat entre ce qui vous est facile et ce qui vous est coûteux. Ce qui peut vous être facile, c’est la réactivité, la perception périphérique, la capacité à sauter d’une idée à l’autre, à faire des liens inattendus. Dans des contextes où la polyvalence, la créativité ou l’alerte sont valorisées, cette mobilité mentale est un atout. Ce qui est coûteux, en revanche, c’est le travail monotone ou exigeant une focalisation étroite prolongée, les environnements où l’on attend de vous une présence immobile et silencieuse. Là, votre attention peine, et vous risquez de vous juger sévèrement. Vu ainsi, le profil n’est pas une addition de déficits, mais une configuration qui a sa propre logique : un esprit vif, sensible, ouvert, mais qui dispose d’une pile pour la focalisation prolongée plus petite que la moyenne. La bonne nouvelle, c’est que cette pile, même petite, peut être ménagée et rechargée. Des ajustements minces – découper les tâches longues en étapes très courtes avec des pauses réelles, aménager votre environnement pour en réduire les sollicitations, accepter vos rythmes sans vous effondrer sous les « il faudrait » – peuvent transformer une lutte épuisante en une navigation plus fluide. Vous n’êtes pas condamnée à l’épuisement : vous êtes en train d’apprendre à connaître votre propre fonctionnement, et c’est le premier pas pour inventer une manière de vivre qui ne soit pas une bataille permanente contre vous-même.
Un score ne se vit pas comme un chiffre mais comme une scène. Reconnaissez-vous la vôtre — ou écartez-la.
Attention soutenue
Il se peut qu’un après-midi, installée devant un dossier à relire, vous vous surpreniez à fixer le même paragraphe sans en retenir le sens. Votre regard glisse vers la fenêtre, happé par le va-et-vient d’un oiseau sur le rebord. Une légère frustration monte, vous vous redressez, les mâchoires serrées, et relisez à voix basse pour tenter de raccrocher les mots. Pourtant, au bout de quelques minutes, une fatigue mentale diffuse vous donne l’impression de pédaler dans le vide. Vous sentez vos épaules se tendre, et l’envie d’ouvrir votre téléphone devient un réflexe quasi automatique.
À essayer : Choisissez une tâche aujourd'hui et utilisez un minuteur que vous placez bien en vue. Autorisez-vous 15 minutes de concentration unique : téléphone hors de portée, et à chaque fois que votre esprit s’égare, notez un petit trait sur un papier sans vous interrompre, puis ramenez doucement votre regard sur la tâche. Ce simple geste transforme la distraction en une observation, pas un échec.
Attention sélective
Cela ressemble parfois à une discussion dans un open space : une collègue vous expose un point, mais la sonnerie d’un téléphone deux bureaux plus loin vous fait tourner la tête. Vous vous forcez à soutenir son regard, mais une nouvelle voix dans le couloir aimante votre oreille. Intérieurement, vous vous répétez « écoute, c’est important », tout en reconstituant mentalement la conversation de la pièce d’à côté. Vous hochez la tête machinalement pour masquer le flottement, et quittez l’échange sans avoir vraiment retenu la conclusion.
À essayer : Lors de votre prochaine conversation qui requiert de l’attention, choisissez un détail visuel fixe sur le visage de la personne (la pointe d’un sourcil, par exemple). Quand un son parasite surgit, nommez-le silencieusement (« un bruit de porte ») et redirigez aussitôt votre regard vers ce repère en répétant dans votre tête le dernier mot prononcé. Cela offre une ancre discrète pour ramener l’écoute ici et maintenant.
Distractibilite
Imaginez-vous en cuisine, la hotte allumée et une casserole sur le feu. Vous commencez à émincer un légume quand votre téléphone vibre sur le plan de travail. Vous l’attrapez pour lire un message, puis un autre, et votre pouce ouvre machinalement un réseau social. Votre regard tombe alors sur une vidéo de recette qui vous donne une autre idée, et vous voilà fouillant un placard à la recherche d’une épice, laissant la planche en plan. Dix minutes plus tard, une odeur de brûlé vous rappelle la casserole restée sans surveillance, et un sentiment de découragement vous serre la gorge.
À essayer : Avant de débuter une activité, formulez à haute voix l’unique geste que vous allez accomplir (« je coupe ce légume et rien d’autre »). Dès qu’une impulsion de diversion surgit, reculez d’un pas et ressentez le contact de vos pieds sur le sol pendant trois secondes. Ce micro-arrêt transforme la distraction automatique en un petit choix, et vous redonne un peu de pouvoir.
Organisation
Il se peut qu’un lundi matin, vous ouvriez votre agenda devant un café pour planifier la semaine. Vous notez deux rendez-vous, puis réalisez qu’un document manque et partez le chercher dans une pile. En chemin, vous voyez un formulaire en retard, ce qui vous amène à allumer l’imprimante. Une heure plus tard, l’agenda est toujours à la même page, votre bureau s’est couvert de papiers éparpillés, et une petite voix intérieure soupire « c’est encore le chaos ». Vos épaules s’affaissent un peu, et l’envie de tout repousser prend de la place.
À essayer : Ce soir, libérez une petite surface (un coin de table ou une étagère) et déposez-y uniquement l’objet qui lance la première tâche de demain (une enveloppe à poster, un classeur). Prenez-la en photo avec votre téléphone. Le lendemain, avant toute chose, regardez cette image pour revenir à votre intention initiale, puis utilisez un seul post-it par tâche accomplie, que vous froissez et jetez avec un petit geste de satisfaction.
Un même résultat autorise plusieurs lectures. Voici celles qui concurrencent la nôtre.
Ce questionnaire auto-administré reflète votre perception à un instant donné : il ne mesure pas une vérité stable ni ne peut distinguer un trait durable d’une réponse à une période de vie ou à un état passager. Une fatigue accumulée, un stress récent, un environnement de travail particulièrement exigeant ou même une envie inconsciente de montrer vos difficultés pour recevoir de l’aide ont pu teinter vos réponses. Enfin, un auto-questionnaire ne permet jamais d’identifier une cause (neurologique, psychologique, contextuelle) et ne remplace pas un bilan clinique approfondi.
Une réponse normale à un environnement fragmenté
Votre distractibilité et votre difficulté à maintenir l’attention pourraient être le reflet non pas d’une fragilité personnelle, mais d’un monde qui sollicite excessivement votre vigilance. Les sollicitations numériques, les interruptions multiples et la culture de l’immédiateté poussent nombre de personnes à un mode de fonctionnement hachuré. Dans cette lecture, votre profil décrit une adaptation réussie à un rythme qui, hélas, complique le travail en profondeur. Ce ne serait pas vous qui seriez défaillante, mais le contexte qui serait inadapté à la concentration continue.
L’expression d’une période de surmenage
À 36 ans, les responsabilités peuvent s’accumuler (profession, vie familiale, charge mentale) et provoquer une déplétion cognitive passagère. Ce que vous avez décrit pourrait être l’état d’un système attentionnel temporairement épuisé, plutôt qu’un fonctionnement installé. Un manque de sommeil, une charge mentale élevée ou une absence de vraies coupures suffisent à faire chuter l’attention soutenue et à rendre plus vulnérable aux distractions. Si ce surmenage était soulagé, vos scores pourraient sensiblement évoluer.
Une sensibilité vive, alliée méconnue
Derrière la distractibilité très marquée se cache peut-être une qualité rare : une capacité d’attention large, capable de saisir des détails, des émotions ou des opportunités que d’autres ignorent. Cette vigilance panoramique est un atout dans les métiers de soin, d’écoute, de création ou de gestion de crise. Plutôt qu’un défaut d’attention, il pourrait s’agir d’un style attentionnel « grand angle », qui capte beaucoup mais fatigue vite lorsqu’on exige de lui un zoom étroit. Valoriser ce talent, c’est peut-être rééquilibrer votre rapport à l’attention.
À écrire pour vous, ou à apporter à un professionnel.
Pour vous aider à situer ce rapport, voici les références spécifiques à ce test.
Journal d’observation (7 jours)
Chaque jour, repérez une situation où « Attention sélective » s’est manifesté. Notez la pensée automatique, l’émotion (0–100) et ce que vous avez fait. Puis écrivez une lecture alternative plus nuancée. Après 7 jours, relisez vos notes : les schémas récurrents deviennent visibles — le premier pas pour les faire évoluer.
Ressources de soutien
Si vous traversez une période difficile, vous n’êtes pas seul·e.
Ce rapport favorise la connaissance de soi et ne remplace pas une consultation avec un psychologue ou un médecin.
Pour aller plus loin, l’accompagnement d’un professionnel est précieux. Quelques annuaires reconnus pour trouver un praticien près de chez vous :
Conseil : privilégiez les professionnels avec un numéro ADELI/RPPS et les approches validées (ex. TCC).
Ce rapport est généré par intelligence artificielle à partir de vos seules réponses, structuré autour de modèles cliniques reconnus (théorie de l'attachement, TCC, schémas de Young…) cités dans le rapport. Aucun professionnel de santé n'intervient dans sa rédaction. C'est un outil de connaissance de soi, pas un diagnostic : les analyses sont des pistes de compréhension à confronter à votre vécu, et ne remplacent pas l'évaluation d'un professionnel de santé.
1. J'ai du mal à rester concentré(e) longtemps sur une même tâche.
Réponse : Rarement
Vous avez répondu « Rarement ». Pouvez-vous m'en dire un peu plus sur les moments où cela se manifeste ?
Cela ressort surtout dans les situations qui comptent pour moi, quand je me sens sous pression ou émotionnellement impliquée.
2. J'ai du mal à filtrer les bruits ou stimuli autour de moi.
Réponse : Parfois
Et depuis combien de temps remarquez-vous cela ?
C’est plus présent depuis quelques mois, même si je le reconnais aussi d’avant.
3. Je tiens mon agenda à jour sans difficulté.
Réponse : Parfois
4. J'ai du mal à ignorer les mouvements ou les activités des personnes autour de moi.
Réponse : Rarement
5. J'ai du mal à maintenir ma vigilance lors de tâches monotones ou répétitives.
Réponse : Rarement
6. Je n'arrive pas à ignorer une notification ou un mouvement.
Réponse : Parfois
7. …
Les questions suivantes (7, 8…) se poursuivent dans votre test. Cet exemple n'en montre que le début — le test complet comporte 64 questions, et chaque réponse affine votre rapport.
Ce test psychologique est un outil d’auto-évaluation à visée informative et éducative. Il ne constitue en aucun cas : • Un diagnostic médical ou psychologique • Un substitut à une consultation professionnelle • Un avis médical ou thérapeutique Les résultats de ce test sont basés sur vos réponses auto-déclarées et doivent être interprétés avec précaution. Ils offrent une indication générale et ne remplacent pas l’expertise d’un professionnel de santé mentale qualifié. Si vous ressentez une détresse psychologique importante, nous vous encourageons vivement à consulter un psychologue, psychiatre ou médecin. En cas d’urgence : • SOS Amitié : 09 72 39 40 50 • Fil Santé Jeunes : 0 800 235 236 • Numéro national de prévention du suicide : 3114 • Hors de France : services d’urgence locaux, ou findahelpline.com (annuaire international gratuit)
Vous venez de voir ce que vos réponses révèlent. Votre Bilan complet va plus loin : un parcours personnalisé, étape par étape, pour transformer cette compréhension en changements concrets — à votre rythme.
Répondez aux 64 questions, puis débloquez votre rapport complet : interprétation, 11 grilles de lecture cliniques, recommandations et PDF — dès 2,90 €.
← Retour à la page du test