Je n’arrive plus à finir, et la charge ne redescend jamais
Ma charge de travail ne redescend jamais : que peuvent en dire les échanges ?
Volumes, horaires, délais de réponse — ce qui se compte, et ce qui ne se compte pas
Cas reconstitué : les échanges, les dates et les intervenants sont des données fictives, écrites pour montrer la structure du document. Aucune personne, aucune équipe et aucune entreprise réelle n’y est décrite.
Ce document ne se prononce pas sur votre santé, et il n’en a pas le droit : il mesure des volumes, des horaires et des délais dans les échanges que vous fournissez. L’évaluation de votre état relève du médecin du travail ou de votre médecin traitant, à qui ce relevé peut être remis tel quel. Un chiffre de messages hors horaires n’est pas un symptôme : c’est un élément daté, que quelqu’un de compétent saura replacer dans un contexte que ces échanges ne portent pas.
Le relevé de faits
Période couverte : du 12/01/2026 au 16/05/2026 · 1180 messages · 4 intervenants
- Messages reçus hors de la plage de travail retenue — 148 messages
Comptage des messages reçus dont l’horodatage sort de la plage 08:30–18:30 déclarée par le titulaire, du 12 janvier au 15 mai. Messages automatiques et messages système exclus. Répartition : 119 sur les neuf semaines du 2 mars au 30 avril, 29 sur les neuf autres semaines, dont 6 sur les deux semaines du 4 au 15 mai.
- Messages reçus le samedi ou le dimanche — 31 messages
Comptage des messages reçus dont la date tombe un samedi ou un dimanche, sur la période couverte. 24 des 31 tombent sur les neuf semaines du 2 mars au 30 avril.
- Messages portant une échéance à moins de 24 heures — 63 messages
Messages reçus contenant une échéance explicite située à moins de 24 heures de leur envoi (« pour demain matin », « avant ce soir », « dans la journée »). 44 des 63 tombent sur les neuf semaines du 2 mars au 30 avril.
- Demandes du titulaire restées sans réponse — 5 demandes
Demandes explicites du titulaire suivies d’aucun message de leur destinataire sur la période couverte. Cinq des quatorze demandes portant sur l’ordre de priorité entre deux échéances sont dans ce cas ; les neuf autres ont reçu une réponse, dont le délai est mesuré séparément.
- Délai de réponse aux demandes du titulaire — 61 heures (médiane, demandes d’ordre de priorité)
Délai médian entre une demande explicite du titulaire et le premier message de son destinataire, calculé séparément selon l’objet : 61 heures sur les neuf demandes d’ordre de priorité ayant reçu une réponse, 4 heures sur ses 46 autres demandes ayant reçu une réponse.
- Formulation répétée à l’identique — 7 occurrences
Suites de plus de six mots reprises mot pour mot au moins trois fois par le même émetteur, formules de politesse exclues. Sept occurrences relevées entre le 2 février et le 28 avril.
- Répartition du volume de messages — 34 %
Part des messages émis par chaque intervenant sur les 1 180 messages retenus : E.V. 402 (34 %), B.N. 315 (27 %), T.R. 289 (24 %), M.A. 174 (15 %). Messages système exclus.
- Part des demandes adressées à un collectif — 22 %
Part des demandes d’action adressées dans un canal comportant au moins trois destinataires, rapportée à l’ensemble des demandes d’action reçues : 47 sur 214. Les 167 autres sont adressées en message direct.
- Prises de parole enchaînées en canal collectif — 17 %
Part des tours de parole repris par un autre intervenant en moins de 40 secondes sans reprendre l’objet du précédent, en canal collectif : 59 sur 344 tours relevés.
- Sorties de fil ou de canal, datées — 0 sorties
Fils comportant au moins trois destinataires où le titulaire figure puis ne figure plus, le fil se poursuivant ensuite sur au moins dix messages. Les quatre fils du corpus ont été examinés sur toute la période : aucune sortie relevée.
- Rupture datée dans la fréquence des marqueurs de courtoisie — non applicable sur ce corpus
Repérage de la date à partir de laquelle la fréquence des marqueurs de courtoisie et la forme d’adresse changent durablement, sur une fenêtre glissante de dix messages. 1 043 des 1 180 messages du corpus comptent moins de vingt mots et ne portent ni marqueur de courtoisie ni forme d’adresse : la mesure n’a pas de base de calcul sur ce corpus.
Ce document est un relevé de faits établi automatiquement à partir des échanges que vous avez fournis. Il ne constitue ni une expertise, ni un avis juridique, ni une qualification des faits. Le harcèlement moral, la discrimination et les autres qualifications relèvent d'une appréciation juridique qui appartient aux autorités compétentes. Pour toute démarche, adressez-vous à l'inspection du travail, au médecin du travail, à un représentant du personnel ou à un avocat. Les mesures présentées ici portent uniquement sur les échanges transmis : elles ne rendent pas compte du contexte complet de votre situation.
Le rapport
Ce qui est observé
- 1 180 messages sont couverts par ce relevé, du 12 janvier au 15 mai : 402 émis par E.V., 315 par B.N., 289 par T.R., 174 par M.A.
- 214 demandes d’action datées sont adressées à T.R. sur la période : 96 par E.V., 88 par B.N., 30 par M.A.
- Sur 11 des 18 semaines couvertes, E.V. et B.N. adressent chacun une demande dont l’échéance tombe le même jour ouvré ; aucun message du corpus ne fixe d’ordre entre ces deux demandes.
- 14 demandes écrites de T.R. portant sur l’ordre de priorité entre deux échéances sont relevées : 5 n’ont reçu aucune réponse sur la période, les 9 autres une réponse au bout de 61 heures en médiane, contre 4 heures pour ses 46 autres demandes.
- 148 messages ont été reçus hors de la plage 08:30–18:30 déclarée par T.R., dont 31 un samedi ou un dimanche ; 119 des 148 tombent sur les neuf semaines du 2 mars au 30 avril.
- Le 27 février, un message adressé au canal de pilotage fixe le 30 avril comme terme de la période de charge annoncée ; sur les deux semaines du 4 au 15 mai, 6 messages hors horaires sont relevés, contre 13,2 par semaine en moyenne sur les neuf semaines annoncées.
- La formulation « tu gères, tu sais mieux que moi ce qui passe en premier » revient mot pour mot 7 fois entre le 2 février et le 28 avril.
Ce que cela indique
- Plusieurs séquences montrent que deux demandes concurrentes coexistent sans qu’un ordre soit fixé par l’un ou l’autre des demandeurs : 11 semaines sur 18, dont 3 situées hors de la période de charge annoncée.
- La chronologie indique une concentration des messages hors horaires sur les neuf semaines annoncées le 27 février, puis un retour à 3 messages par semaine sur les deux semaines qui les suivent.
- Plusieurs séquences montrent que le cadrage d’une tâche arrive après son lancement : 7 séquences sur 12 examinées.
- La répartition des demandes indique deux sources de volume comparable — 96 et 88 sur 214 — sans que les échanges transmis portent de règle de priorité entre elles.
Pistes à vérifier
- Une piste à vérifier serait une répartition des rôles restée non écrite entre les deux demandeurs : aucun document de cadrage ne figure dans le corpus, et la répartition des responsabilités n’y apparaît sous aucune forme.
- Une seconde piste, à vérifier hors des échanges, serait un ordre de priorité arrêté en réunion et jamais réécrit : trois réunions sont mentionnées dans le corpus sans qu’aucun compte rendu n’y soit joint.
- Une troisième piste serait que les 3 semaines à demandes concurrentes situées hors de la période annoncée relèvent du fonctionnement ordinaire et non d’un pic : trancher demanderait un corpus couvrant les mois antérieurs au 12 janvier, absent de l’export.
Les volumes, les horaires et les demandes restées sans arbitrage se comptent. Voyez ce qu’un relevé de faits en établit → Compter ma charge réelle
Compter ma charge réelle