Aller au contenu principal

Je veux consigner ce qui se passe, avec des dates, sans accuser à tort

Harcèlement moral au travail : que contient un relevé de faits daté ?

Cas reconstitué : les échanges, les dates et les intervenants sont des données fictives, écrites pour montrer la structure du document. Aucune personne, aucune équipe et aucune entreprise réelle n’y est décrite.

La qualification de harcèlement moral relève de l’article L1152-1 du Code du travail et appartient au juge. Ce document ne la prononce pas et n’a pas vocation à la prononcer : il établit des faits datés, sourcés et recalculables, que vous pouvez remettre à l’inspection du travail, au médecin du travail, à un représentant du personnel ou à un avocat. Un dossier bâti sur une lecture unique se retourne contre celui qui le porte : c’est pourquoi les éléments qui contredisent cette lecture figurent en tête, et non en note.

Le relevé de faits

Période couverte : du 06/01/2026 au 30/05/2026 · 741 messages · 4 intervenants

  • Messages reçus hors de la plage de travail retenue63 messages

    Comptage des messages reçus dont l’horodatage sort de la plage 09:00–18:00 déclarée par le titulaire, du 6 janvier au 29 mai. Messages automatiques et messages système exclus.

  • Messages reçus entre 22 h et 6 h21 messages

    Comptage des messages reçus dont l’horodatage est compris entre 22:00 et 06:00, sur la période couverte.

  • Demandes du titulaire restées sans réponse7 demandes

    Demandes explicites du titulaire suivies d’aucun message de leur destinataire pendant plus de 72 heures. Trois d’entre elles n’ont reçu aucune réponse sur la période couverte.

  • Délai de réponse96 heures (médiane, demandes du titulaire)

    Délai médian entre une demande explicite et le premier message de son destinataire, calculé séparément par émetteur sur onze demandes de même nature : 6 heures pour S.K., 96 heures pour A.M.

  • Formulation répétée à l’identique5 occurrences

    Suites de plus de six mots reprises mot pour mot au moins trois fois par le même émetteur, formules de politesse exclues.

  • Sorties de fil ou de canal, datées1 sortie

    Fils comportant plusieurs destinataires où le titulaire figure puis ne figure plus, le fil se poursuivant ensuite sur au moins dix messages. Une sortie relevée : fil « comité de suivi », le 3 avril, 28 messages ensuite. Deux autres intervenants sortent du même fil à la même date.

  • Part des messages adressés à un collectif75 %

    Part des remarques portant sur le travail du titulaire adressées dans un canal comportant au moins trois destinataires, rapportée à l’ensemble de ces remarques : 9 sur 12 après le 3 avril, 1 sur 6 avant.

  • Messages portant un marqueur d’urgence29 messages

    Messages reçus contenant au moins un marqueur d’urgence explicite (« urgent », « pour ce soir », « avant demain matin », « immédiatement »), sur la période couverte.

Ce document est un relevé de faits établi automatiquement à partir des échanges que vous avez fournis. Il ne constitue ni une expertise, ni un avis juridique, ni une qualification des faits. Le harcèlement moral, la discrimination et les autres qualifications relèvent d'une appréciation juridique qui appartient aux autorités compétentes. Pour toute démarche, adressez-vous à l'inspection du travail, au médecin du travail, à un représentant du personnel ou à un avocat. Les mesures présentées ici portent uniquement sur les échanges transmis : elles ne rendent pas compte du contexte complet de votre situation.

Le rapport

Ce qui est observé

  • 63 messages ont été reçus hors de la plage 09:00–18:00 déclarée par A.M., du 6 janvier au 29 mai, dont 21 entre 22 h et 6 h.
  • Sur ces 63 messages, 44 sont concentrés sur les neuf semaines allant du 16 mars au 15 mai.
  • Sept demandes écrites d’A.M. portant sur ses objectifs annuels sont restées sans réponse plus de 72 heures ; trois n’ont reçu aucune réponse sur la période couverte.
  • La formulation « tu n’as manifestement pas compris ce qu’on attend de toi » revient mot pour mot 5 fois entre le 24 mars et le 12 mai.
  • A.M. figure sur le fil « comité de suivi » du 6 janvier au 2 avril ; à partir du 3 avril, les 28 messages suivants de ce fil ne le comportent plus.
  • 9 des 12 remarques relevées sur le travail d’A.M. ont été adressées dans un canal comportant au moins trois destinataires ; les 3 autres en message direct.
  • Sur onze demandes de même nature adressées à P.V., les huit émises par S.K. reçoivent une réponse en moins de 24 heures ; les trois émises par A.M. en plus de 96 heures.

Ce que cela indique

  • La chronologie indique une concentration des messages hors horaires sur les neuf semaines qui suivent le 16 mars, date à laquelle une réorganisation est mentionnée dans le canal.
  • Plusieurs séquences montrent une différence de délai de réponse entre deux intervenants sur des demandes comparables, sans que les échanges transmis permettent d’en établir la cause.
  • La chronologie indique une bascule des remarques du message direct vers le canal collectif à partir du 3 avril ; les échanges transmis n’en donnent pas la raison.

Pistes à vérifier

  • Une piste à vérifier serait un changement de rattachement intervenu le 16 mars : la concentration des messages hors horaires lui est contemporaine, et la réorganisation n’est mentionnée qu’une fois, sans détail.
  • Une piste à vérifier serait une différence de périmètre entre A.M. et S.K. qui expliquerait l’écart de délai de réponse : rien dans les échanges transmis ne permet de l’écarter ni de l’établir.

Des dates, des extraits, une méthode reproductible : constituez le relevé de faits avant d’en parler à qui que ce soit → Établir mon relevé

Établir mon relevé de faits

Situations proches