Je veux demander une augmentation et je ne sais pas sur quoi m’appuyer
Demander une augmentation : que montrent les échanges de mes marges ?
Ancrages, concessions, options extérieures — ce qui est observable, et ce qui manque
Cas reconstitué : les échanges, les dates et les intervenants sont des données fictives, écrites pour montrer la structure du document. Aucune personne, aucune équipe et aucune entreprise réelle n’y est décrite.
Le relevé de faits
Période couverte : du 19/01/2026 au 27/06/2026 · 318 messages · 2 intervenants
- Délai de réponse médian, comparé par sujet — 26 heures (médiane)
Écart entre un message du titulaire appelant une réponse et le premier message de l’interlocuteur qui y répond. Calculé séparément sur les 34 séquences portant sur la rémunération (médiane 26 heures) et sur les 121 séquences portant sur les autres sujets (médiane 3 heures), sur la même période et entre les deux mêmes intervenants. Réponses automatiques et absences déclarées exclues.
- Demandes du titulaire restées sans réponse — 3 demandes
Demandes explicites du titulaire portant sur la grille ou les critères, suivies d’aucun message de l’interlocuteur pendant plus de 72 heures ouvrées. Trois demandes retenues : celle du 18 février (14 jours ouvrés), celle du 22 mai et celle du 9 juin, toutes deux sans réponse jusqu’à la fin de la période couverte, soit 25 et 11 jours ouvrés.
- Dates de décision annoncées par écrit et leur reprise — 4 dates annoncées
Comptage des dates de décision annoncées par écrit par l’interlocuteur, et repérage du message qui déplace chacune. Quatre dates annoncées : le 27 février (annoncée le 5 février), le 31 mars (annoncée le 2 mars), le 15 mai (annoncée le 31 mars) et le 30 juin (annoncée le 18 mai). Les trois premières sont dépassées à l’intérieur de la période couverte ; la quatrième est postérieure à la fin de l’export et n’a pas pu être vérifiée.
- Formulation d’ajournement répétée à l’identique — 5 occurrences
Suites de plus de six mots reprises mot pour mot au moins trois fois par le même émetteur, formules de politesse exclues. Une seule suite dépasse ce seuil sur la période : elle apparaît le 5 février, le 2 mars, le 21 avril, le 6 mai et le 12 juin.
- Répartition du volume de messages — 56 %
Part des messages émis par chaque intervenant sur les 318 messages retenus : O.D. 177 (56 %), K.F. 141 (44 %). Messages système et accusés de lecture exclus.
- Rupture datée dans la forme des réponses portant sur la rémunération — 1 rupture
Repérage de la date à partir de laquelle la longueur des réponses portant sur la rémunération change durablement, sur une fenêtre glissante de dix messages : 58 mots en moyenne avant le 31 mars, 12 mots après. Une seule rupture dépasse le seuil retenu sur la période. Les réponses portant sur les autres sujets ne présentent pas de rupture comparable.
- Messages reçus hors de la plage de travail retenue — 9 messages
Comptage des messages reçus dont l’horodatage sort de la plage 08:30–18:30 déclarée par le titulaire, du 19 janvier au 26 juin. Deux d’entre eux tombent un dimanche. Messages système exclus. Rapporté aux 177 messages reçus sur la période, ce total représente 5 % des envois de l’interlocuteur.
- Sorties de fil ou de canal, datées — non applicable sur ce corpus
Détection d’un fil comportant plusieurs destinataires où le titulaire figurait puis ne figure plus. Le corpus transmis ne comporte que deux intervenants et aucun fil à plusieurs destinataires : la mesure n’a pas d’objet ici.
- Part des messages adressés à un collectif — non applicable sur ce corpus
Rapport entre les messages adressés à un canal comportant au moins trois destinataires et ceux adressés en direct. Les 318 messages du corpus sont des échanges directs entre deux intervenants : aucun rapport ne peut être calculé.
- Prises de parole enchaînées en canal collectif — non applicable sur ce corpus
Part des tours de parole repris par un autre intervenant en moins de 40 secondes sans reprendre l’objet du précédent, en canal collectif. Aucun canal collectif dans le corpus transmis : la mesure n’a pas d’objet ici.
Ce document est un relevé de faits établi automatiquement à partir des échanges que vous avez fournis. Il ne constitue ni une expertise, ni un avis juridique, ni une qualification des faits. Le harcèlement moral, la discrimination et les autres qualifications relèvent d'une appréciation juridique qui appartient aux autorités compétentes. Pour toute démarche, adressez-vous à l'inspection du travail, au médecin du travail, à un représentant du personnel ou à un avocat. Les mesures présentées ici portent uniquement sur les échanges transmis : elles ne rendent pas compte du contexte complet de votre situation.
Le rapport
Ce qui est observé
- La demande est chiffrée pour la première fois le 22 janvier à 9 % ; elle est ramenée à 6 % le 12 mars, puis à 4 % assortie d’une revue en septembre le 28 avril.
- Le chiffre avancé en réponse passe de 1,5 % le 5 février à 2 % le 6 mai : un mouvement de 0,5 point sur la période, contre 5 points cumulés du côté de la demande.
- Quatre dates de décision ont été annoncées par écrit : le 27 février, le 31 mars, le 15 mai et le 30 juin. Les trois premières sont dépassées à l’intérieur de la période couverte ; la quatrième est postérieure à la fin de l’export.
- La formulation « on verra ça au moment des arbitrages » revient mot pour mot 5 fois entre le 5 février et le 12 juin.
- Trois demandes écrites portant sur la grille et les critères retenus sont restées sans réponse plus de 72 heures ouvrées : celle du 18 février pendant 14 jours ouvrés, celle du 22 mai et celle du 9 juin jusqu’à la fin de la période couverte.
- Le délai de réponse médian est de 26 heures sur les 34 séquences portant sur la rémunération et de 3 heures sur les 121 séquences portant sur les autres sujets, sur la même période et entre les deux mêmes intervenants.
- 9 messages ont été reçus hors de la plage de travail déclarée sur les cinq mois couverts, dont 2 un dimanche.
Ce que cela indique
- Plusieurs séquences montrent un mouvement de position asymétrique : trois déplacements chiffrés écrits du côté de la demande pour un seul du côté de la réponse, sur la même période.
- La chronologie indique que le sujet de la rémunération est traité avec un délai différent des autres sujets échangés entre les deux mêmes intervenants : 26 heures contre 3 heures en médiane.
- Plusieurs séquences montrent que le critère invoqué pour fixer le chiffre — une grille interne — est cité deux fois sans jamais être produit : aucun message du corpus n’en contient une valeur.
- La chronologie indique que les trois reports de décision intervenus dans la période sont contemporains d’un décalage de calendrier annoncé le 31 mars et documenté par une note transmise le 2 avril.
Pistes à vérifier
- Une piste à vérifier serait l’existence d’une grille de rémunération interne : elle est mentionnée deux fois dans les échanges, jamais transmise, et aucune de ses valeurs n’y figure. En son absence, ni le 9 % initial ni le 2 % annoncé ne peuvent être situés par rapport à quoi que ce soit.
- Une deuxième piste, à vérifier auprès d’un tiers, serait un arbitrage rendu hors du canal : trois messages renvoient à une réunion dont aucun compte rendu ne figure dans le corpus. Ce que cette réunion a décidé, les échanges transmis ne le disent pas.
- Une troisième piste serait l’existence d’options extérieures : aucune n’apparaît dans les échanges. Cette absence ne dit pas qu’il n’y en a pas — elle dit qu’aucune n’a été écrite ici, ce qui est un choix courant et légitime.
Une marge absente d’un rapport n’est pas une marge inexistante : elle est absente du corpus. Voyez ce que vos échanges rendent, eux, observable → Lire mes marges
Lire les marges de ma demande