Mon responsable a changé de ton et je ne sais plus si le problème vient de moi
Mon responsable a changé de ton : que peut en dire un relevé de faits ?
Cas reconstitué : les échanges, les dates et les intervenants sont des données fictives, écrites pour montrer la structure du document. Aucune personne, aucune équipe et aucune entreprise réelle n’y est décrite.
Le relevé de faits
Période couverte : du 02/02/2026 au 01/05/2026 · 486 messages · 2 intervenants
- Messages reçus hors de la plage de travail retenue — 17 messages
Comptage des messages reçus dont l’horodatage sort de la plage 09:00–18:00 déclarée par le titulaire, du 9 mars au 30 avril. Messages système exclus.
- Messages reçus le samedi ou le dimanche — 4 messages
Comptage des messages reçus dont la date tombe un samedi ou un dimanche, sur la période couverte.
- Demandes du titulaire restées sans réponse — 4 demandes
Demandes explicites du titulaire suivies d’aucun message de l’interlocuteur pendant plus de 72 heures ouvrées. Le délai le plus long relevé est de onze jours ouvrés.
- Formulation répétée à l’identique — 6 occurrences
Suites de plus de six mots reprises mot pour mot au moins trois fois par le même émetteur, formules de politesse exclues.
- Rupture datée dans la fréquence des marqueurs de courtoisie — 1 rupture
Repérage de la date à partir de laquelle la fréquence des marqueurs de courtoisie et la forme d’adresse changent durablement, sur une fenêtre glissante de dix messages. Une seule rupture est retenue : le 9 mars.
- Répartition du volume de messages — 59 %
Part des messages émis par chaque intervenant sur les 486 messages retenus : J.D. 288 (59 %), R.L. 198 (41 %). Messages système exclus.
- Sorties de fil ou de canal, datées — non applicable sur ce corpus
Détection d’un fil comportant plusieurs destinataires où le titulaire figurait puis ne figure plus. Le corpus transmis ne comporte que deux intervenants : la mesure n’a pas d’objet.
- Part des messages adressés à un collectif — non applicable sur ce corpus
Rapport entre les messages adressés à un canal comportant au moins trois destinataires et ceux adressés en direct. Aucun canal collectif dans le corpus transmis.
- Prises de parole enchaînées en canal collectif — non applicable sur ce corpus
Part des tours de parole repris par un autre intervenant en moins de 40 secondes sans reprendre l’objet du précédent, en canal collectif. Aucun canal collectif dans le corpus transmis.
Ce document est un relevé de faits établi automatiquement à partir des échanges que vous avez fournis. Il ne constitue ni une expertise, ni un avis juridique, ni une qualification des faits. Le harcèlement moral, la discrimination et les autres qualifications relèvent d'une appréciation juridique qui appartient aux autorités compétentes. Pour toute démarche, adressez-vous à l'inspection du travail, au médecin du travail, à un représentant du personnel ou à un avocat. Les mesures présentées ici portent uniquement sur les échanges transmis : elles ne rendent pas compte du contexte complet de votre situation.
Le rapport
Ce qui est observé
- Le vouvoiement remplace le tutoiement dans les messages de J.D. à partir du 9 mars ; le tutoiement était employé sur les 154 messages précédents.
- 17 messages ont été reçus après 20 h sur les six semaines qui suivent le 9 mars, dont 4 un dimanche.
- Quatre demandes écrites de R.L. portant sur le périmètre de son poste sont restées sans réponse pendant onze jours ouvrés.
- La formulation « on en reparlera au bon moment » revient mot pour mot 6 fois entre le 12 mars et le 24 avril.
- Sur les 13 demandes de R.L. examinées après le 9 mars, 11 appellent une validation préalable ; sur les 12 examinées avant cette date, 3 en appelaient une.
Ce que cela indique
- Plusieurs séquences montrent une latitude de décision réduite après le 9 mars sur des sujets qui relevaient jusque-là du poste occupé, sans que les échanges transmis permettent d’en établir la cause.
- La répartition des tours de parole indique un échange devenu asymétrique sur la seconde moitié de la période : 288 messages émis par J.D. contre 198 par R.L., dont l’écart se creuse après le 9 mars.
- Plusieurs séquences montrent que l’information nécessaire à une tâche arrive après le début de cette tâche : 6 séquences sur 9 examinées.
Pistes à vérifier
- Une piste à vérifier serait une réorganisation intervenue au début du mois de mars : le changement de registre lui est contemporain, mais aucun message du corpus ne la mentionne.
- Une seconde piste, à vérifier auprès d’un tiers, serait une redéfinition du périmètre du poste décidée ailleurs : les quatre demandes de clarification restées sans réponse portent toutes sur ce point.
Ce changement de ton, vos échanges le datent. Voyez ce qu’un relevé de faits en dit, et ce qu’il ne dit pas → Analyser mes échanges
Dater le changement de ton