Tests psyMieux se comprendreScanMyLoveDécryptez votre relation

Manal Benchlikha


Dans l'article qui suit, je reviens sur le parcours de Manal Benchlikha, de ses débuts en reprises sur
YouTube à sa signature chez Sony Music Middle East. Ce type de trajectoire — se construire une
crédibilité avant d'avoir un réseau ou une maison de disques derrière soi — pose une question qui
dépasse son seul cas : comment construit-on la confiance nécessaire pour se lancer sans filet ? Si ce
thème vous parle, j'ai conçu un test d'estime de soi qui permet de faire le point sur ce pilier précis de votre équilibre personnel.

Il y a des trajectoires qui commencent devant un micro de fortune, dans une chambre, avec une caméra
posée sur une pile de livres — et qui finissent chez l'un des plus grands labels du monde arabe. C'est
le parcours de Manal Benchlikha, chanteuse marocaine révélée sur YouTube avec des reprises, avant de
devenir l'une des voix féminines les plus reconnues de la pop urbaine marocaine. Un parcours de
construction publique, porté par des choix de carrière assumés sur plusieurs années — et une vie privée
qu'elle a, pour sa part, gardée largement en retrait des projecteurs, dans un paysage où beaucoup
d'artistes de sa génération font l'inverse.

Des reprises YouTube au premier label international

Avant d'être une artiste signée, Manal Benchlikha était une voix parmi d'autres sur YouTube, publiant
des reprises qui ont commencé à circuler. Ce type de parcours — se faire remarquer sans intermédiaire,
sans maison de disques, sans plan de carrière écrit à l'avance — impose une forme d'endurance
particulière : il faut convaincre avant d'avoir les moyens de convaincre, construire une audience avant
d'avoir un budget promotionnel, et tenir dans la durée avant qu'un titre ne perce vraiment. C'est ce
palier que beaucoup d'artistes autoproduits ne franchissent jamais, faute de relais. C'est précisément
ce que j'explore dans mon Guide pratique de TCC,
avec des outils concrets pour tenir ce type d'endurance psychologique quand les résultats tardent à venir.

Les deux titres qui ont posé les bases

Son premier single, « Denia », marque cette première étape de professionnalisation. Le titre suivant,
« Koulchi Ban », attire ensuite l'attention des labels majeurs du monde arabe — une attention qui, pour
une artiste marocaine indépendante à l'époque, ne relevait pas de l'évidence. La scène urbaine
marocaine, à ce moment de son développement, comptait encore peu de voix féminines ayant réussi cette
bascule entre autoproduction et signature internationale.

La signature Sony Music Middle East, puis la France

En octobre 2017, Manal Benchlikha signe chez Sony Music Middle East, devenant l'une des premières
artistes de la scène urbaine marocaine à intégrer un label majeur du monde arabe. Cette signature
marque un tournant : elle ne se contente plus de percer localement, elle entre dans un système de
production et de distribution pensé à l'échelle régionale. Deux ans plus tard, en novembre 2019, sa
musique bénéficie d'une distribution par RCA Records/Sony Music France — une extension vers le marché
francophone qui confirme la portée de son travail au-delà des frontières marocaines et du seul bassin
arabophone.

« Taj », le titre qui a marqué les esprits

En 2018, son single « Taj » sort accompagné d'un clip consacré au harcèlement — un thème rarement
traité aussi frontalement dans la pop marocaine de l'époque, et qui a suscité un fort retentissement.
Aborder ce sujet dans un clip grand public, dans un contexte où la parole sur le harcèlement reste
souvent difficile à porter publiquement, a contribué à distinguer Manal Benchlikha d'une partie de ses
contemporaines : son répertoire ne se limite pas à des thèmes attendus de la pop mainstream. La même
année, son featuring « Slay » avec le rappeur ElGrandeToto — également originaire de Casablanca — compte
parmi ses plus gros succès, preuve d'une scène urbaine marocaine où les collaborations entre artistes
contribuent à construire des carrières individuelles plutôt qu'à les diluer.

Une reconnaissance qui s'installe dans la durée

En 2015, Manal Benchlikha est distinguée Meilleure artiste féminine d'Afrique du Nord aux Africa Music
Awards — une reconnaissance précoce, alors que sa carrière solo n'en était encore qu'à ses débuts. Six
ans plus tard, en novembre 2021, elle reçoit le deuxième prix dans la même catégorie aux AFRIMA, l'un des
rendez-vous les plus suivis du continent pour la musique africaine. L'écart entre ces deux distinctions
n'est pas anodin : recevoir une reconnaissance régionale en début de carrière est une chose, la retrouver
six ans plus tard en est une autre — cela suppose d'avoir continué à produire, à tourner, à rester
audible dans un secteur où beaucoup de trajectoires s'essoufflent après un ou deux succès. Entre ces
deux distinctions, la sortie de l'album « 360 » (2021), porté par le single « Niya », confirme que sa
carrière ne s'est pas arrêtée à un ou deux titres marquants : c'est une trajectoire construite sur
plusieurs années, pas un feu de paille.

Une vie privée gardée en retrait

Sur le plan personnel, une information publique et documentée est sa relation avec Moncef Guessous,
avec lequel elle est mariée. Pendant la pandémie de Covid-19, le couple a lancé ensemble une marque de
streetwear — une initiative commune, mentionnée dans les sources disponibles sans que davantage de
détails (date du mariage, vie de famille) soient rendus publics par l'artiste elle-même. Contrairement à
d'autres figures publiques dont la vie de couple devient un sujet médiatique à part entière, alimenté
d'apparitions communes et de confidences répétées, Manal Benchlikha n'a pas construit de récit public
autour de sa relation : c'est un fait connu, pas un storytelling entretenu.

Cette réserve, en soi, ne permet aucune conclusion sur la nature du couple — elle signale simplement un
choix de frontière entre vie professionnelle exposée et vie personnelle protégée. C'est un choix que
font beaucoup d'artistes construisant une carrière de long cours : plus l'exposition médiatique augmente
sur le terrain professionnel, plus certains ressentent le besoin de sanctuariser un espace qui échappe
au regard public. Rien dans les sources disponibles n'indique que ce soit ici un repli en réaction à un
événement précis — simplement une manière, parmi d'autres, de gérer la frontière entre la scène et le
reste. J'aborde ce type de mécanisme de protection en détail dans mon livre
Nos failles archaïques,
où je montre comment ces frontières, une fois posées, protègent sans pour autant définir toute une
identité.

Un mécanisme documenté : le contrôle narratif

Ce type de retenue rejoint un mécanisme étudié en psychologie sous le nom de contrôle narratif : la
capacité à décider soi-même ce qui est rendu public et ce qui ne l'est pas, plutôt que de laisser
l'exposition professionnelle dicter l'exposition personnelle. La littérature sur les figures publiques
décrit ce contrôle comme une ressource protectrice, pas comme un signe de fermeture ou de difficulté
relationnelle. Rien, dans les sources disponibles sur Manal Benchlikha, ne permet de dire si ce
mécanisme général s'applique à elle en particulier ni de quelle manière — ce paragraphe décrit un
phénomène documenté, pas un profil qui lui serait propre.

À lire aussi

FAQ

Manal Benchlikha est-elle mariée ?

Oui, elle est mariée à Moncef Guessous. Le couple a notamment co-lancé une marque de streetwear pendant
la pandémie de Covid-19. Au-delà de cette information, aucun autre détail (date du mariage, vie de
famille) n'a été rendu public par l'artiste.

Comment Manal Benchlikha a-t-elle été découverte ?

Elle s'est fait connaître en publiant des reprises sur YouTube, avant de sortir ses propres singles
(« Denia », « Koulchi Ban »), qui ont attiré l'attention des labels majeurs. Elle signe chez Sony Music
Middle East en octobre 2017.

Quel est le titre le plus marquant de Manal Benchlikha ?

« Taj » (2018), dont le clip aborde le thème du harcèlement, reste l'un de ses titres les plus marquants
sur le plan du propos. Sur le plan du succès public, son featuring « Slay » avec ElGrandeToto compte
parmi ses plus grosses réussites.

En bref : Manal Benchlikha s'est fait connaître par des reprises publiées sur YouTube avant de devenir, en octobre 2017, l'une des premières artistes de la scène urbaine marocaine signées chez Sony Music Middle East, puis distribuée par RCA Records/Sony Music France dès 2019. Son single « Taj » (2018), consacré au harcèlement, et son featuring « Slay » avec ElGrandeToto comptent parmi ses titres les plus marquants ; sa reconnaissance s'étend de 2015 (Africa Music Awards) à 2021 (AFRIMA, album « 360 »). Mariée à Moncef Guessous, avec qui elle a co-lancé une marque de streetwear pendant la pandémie, elle garde sa vie personnelle largement en retrait de l'exposition publique qui entoure sa carrière.
Gildas Garrec, Psychopraticien TCC

A propos de l'auteur

Gildas Garrec · Psychopraticien TCC

Psychopraticien certifie en therapies cognitivo-comportementales (TCC), auteur de 16 ouvrages sur la psychologie appliquee et les relations. Plus de 1000 articles cliniques publies sur Psychologie et Serenite.

Cet article vous a-t-il été utile ?

Rejoignez notre communauté d’échange sur WhatsApp

Rejoindre la Communauté (sur liste d’attente)

Besoin d’un accompagnement personnalisé ?

Séances en visioséance (90€ / 75 min) ou en cabinet à Nantes.

Prendre RDV en visioséance
WhatsApp
Messenger
Instagram