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Psychopraticien : 5 clés pour bien le choisir et comprendre son rôle


Je détaille ce point dans Guide pratique de TCC.

Vous avez entendu parler de « psychopraticien » sans vraiment savoir ce que cela signifie ? Vous n’etes pas seul ou seule. Entre psychologue, psychiatre, psychothérapeute et psychopraticien, il est parfois difficile de s’y retrouver. Pourtant, comprendre ces distinctions est essentiel pour choisir le où la professionnel·le qui correspond vraiment à vos besoins.

Je suis Gildas Garrec, psychopraticien spécialisé en thérapies comportementales et cognitives (TCC), et je vous propose de faire le tour de la question en 5 minutes.

Psychopraticien : une définition claire

Un psychopraticien ou une psychopraticienne est un·e professionnel·le de l’accompagnement psychologique qui utilise des méthodes de psychothérapie validées pour aider ses patient·e·s a surmonter leurs difficultés émotionnelles, comportementales ou relationnelles.

Le terme « psychopraticien » a été adopté en 2010, à la suite du décret d’application de la loi de 2004 réglementant l’usage du titre de psychothérapeute.

Avant cette date, de nombreux et nombreuses praticien·ne·s exerçaient sous le titre de psychothérapeute. Depuis, ce titre est réservé aux professionnel·le·s inscrit·e·s au registre national des psychothérapeutes (principalement les psychiatres, psychologues et médecins ayant suivi une formation complémentaire).

Les psychopraticien·ne·s ont alors choisi ce nouveau titre pour continuer à exercer en toute transparence, en s’appuyant sur leurs formations et leurs compétences.

Ce que fait concrètement un psychopraticien

Au quotidien, un psychopraticien :

  • Accueille et écoute : il où elle crée un espace de parole sécurisant, sans jugement.
  • Évalué la situation : à travers des entretiens structures, il où elle identifié les difficultés et les objectifs de la personne.
  • Propose un accompagnement adapté : en s’appuyant sur des méthodes éprouvées (TCC, EMDR, thérapies humanistes, etc.).
  • Accompagne le changement : séance après séance, il où elle aide la personne a développer de nouvelles stratégies pour mieux vivre.
Le psychopraticien ne pose pas de diagnostic médical et ne prescrit pas de médicaments. Son rôle est centre sur l’accompagnement et le soutien psychologique.
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Psychopraticien, psychologue, psychiatre : quelles différences ?

C’est probablement la question que l’on me pose le plus souvent. Voici un tableau synthetique pour y voir clair :

Le où la psychiatre

Le où la psychiatre est un médecin spécialisé en santé mentale. Après 10 à 12 ans d’études de médecine, il où elle peut poser un diagnostic psychiatrique et prescrire des médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques, etc.). Les consultations sont remboursées par la Sécurité sociale.

Le où la psychologue

Le où la psychologue a suivi un cursus universitaire de 5 ans en psychologie (Master). Il où elle peut réaliser des bilans psychologiques, des tests et proposer un suivi thérapeutique. Le titre de psychologue est protégé par la loi. Depuis 2022, le dispositif MonParcoursPsy permet un remboursement partiel des séances.

Le où la psychothérapeute

Depuis 2010, le titre de psychothérapeute est réglementé. Il est réservé aux professionnel·le·s inscrit·e·s au registre national, après validation d’une formation en psychopathologie clinique (au minimum 400 heures de formation théorique et 5 mois de stage).

Le où la psychopraticien·ne

Le où la psychopraticien·ne a généralement suivi une formation longue et approfondie dans une ou plusieurs méthodes de psychothérapie (souvent 3 a 5 ans). Il où elle est forme·e à la relation d’aide et a l’accompagnement thérapeutique.

Le titre n’est pas reglemente par l’État, mais les praticien·ne·s sérieux·ses adherent à des syndicats professionnels (SNPPsy, FF2P, AFFOP) qui imposent un cadre deontologique strict.

L’essentiel a retenir : chacun·e de ces professionnel·le·s répond à des besoins différents. Un psychopraticien est particulièrement adapté si vous cherchez un accompagnement concret, oriente vers les solutions, sans nécessairement avoir besoin d’un diagnostic ou d’une prise en charge médicale.

La formation d’un psychopraticien : un parcours exigeant

Contrairement à une idée reçue, devenir psychopraticien ne s’improvise pas. Un·e psychopraticien·ne sérieux·se a suivi un parcours rigoureux :

  • Une formation longue : généralement 3 a 5 ans dans une école reconnue, avec un minimum de 1 000 heures de formation selon les critères des syndicats professionnels.
  • Un travail thérapeutique personnel : avant d’accompagner les autres, le où la futur·e praticien·ne doit avoir effectue sa propre thérapie (souvent plusieurs centaines d’heures).
  • Une supervision régulière : même après l’obtention du certificat, la supervision par un·e pair·e est obligatoire pour maintenir la qualité de la pratique.
  • Une formation continue : les méthodes evoluent, les connaissances aussi. Un·e bon·ne praticien·ne se forme tout au long de sa carrière.
Pour ma part, je me suis forme aux thérapies comportementales et cognitives (TCC) ainsi qu’a d’autres approches complémentaires. Vous pouvez consulter le détail de mes certifications et formations pour plus de transparence.

Les méthodes utilisées par les psychopraticien·ne·s

Les psychopraticien·ne·s peuvent se spécialisér dans différentes approches. Voici les plus courantes :

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC)

Les TCC sont parmi les approches les plus validées scientifiquement. Elles travaillent sur le lien entre pensées, émotions et comportements. De nombreuses études (notamment une méta-analyse publiée dans Cognitive Behaviour Therapy en 2012 par Hofmann et al.) ont démontré leur efficacité sur l’anxiété, la dépression, les phobies et les troubles obsessionnels compulsifs.

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing)

Recommandée par l’OMS et la Haute Autorité de Santé pour le traitement du stress post-traumatique, l’EMDR utilise des stimulations bilatérales (mouvements oculaires) pour aider le cerveau à retraiter les souvenirs traumatiques.

Les approches humanistes

Fondées sur les travaux de Carl Rogers, ces approches mettent l’accent sur l’écoute empathique, le non-jugement et la capacité de la personne à trouver ses propres solutions.

La gestalt-thérapie

Cette approche se concentre sur le « ici et maintenant », sur la façon dont la personne entre en contact avec son environnement et sur la prise de conscience de ses schémas relationnels.

Comment bien choisir son psychopraticien ?

Voici les critères essentiels pour faire un choix éclaire :

  • Vérifier la formation : demandez quelles formations ont été suivies, dans quelles écoles, et sur quelle durée. Un·e praticien·ne transparent·e n’a aucun problème a répondre à ces questions.
  • S’assurer de l’adhésion à un syndicat professionnel : les syndicats comme le SNPPsy ou la FF2P imposent un code de déontologie strict, une supervision obligatoire et une formation continue.
  • Identifier la méthode : assurez-vous que l’approche utilisée correspond à vos besoins. Les TCC sont par exemple particulièrement adaptées pour l’anxiété et les phobies, tandis que d’autres approches conviennent mieux à un travail en profondeur sur l’histoire personnelle.
  • Écouter votre ressenti : la qualité de la relation thérapeutique est le premier facteur de réussite d’une thérapie, comme le montrent les travaux de Bruce Wampold (2001). Vous devez vous sentir en confiance et respecté·e.
  • Verifier les aspects pratiques : tarifs, durée des séances, fréquence, possibilité de consultation en visio, politique d’annulation.
  • N’hésitez pas a consulter la page A propos de Gildas Garrec pour en savoir plus sur mon parcours et ma façon de travailler.

    Le psychopraticien est-il rembourse ?

    C’est une question légitime. Les consultations chez un psychopraticien ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale, contrairement aux consultations chez un psychiatre.

    Cependant, de plus en plus de mutuelles prennent en charge tout ou partie des séances de psychothérapie, y compris chez les psychopraticien·ne·s. Il est recommandé de vérifier auprès de votre mutuelle le nombre de séances couvertes et le montant remboursé.

    Certaines mutuelles remboursent entre 3 et 10 séances par an, a hauteur de 30 a 60 euros par séance. C’est un argument supplémentaire pour bien se renseigner avant de commencer un suivi.

    Quand consulter un psychopraticien ?

    Il n’est pas nécessaire d’aller mal pour consulter. Un psychopraticien peut vous accompagner dans de nombreuses situations :

    • Anxiété, stress chronique ou crises d’angoisse
    • Périodes de transition (deuil, séparation, changement professionnel)
    • Difficultés relationnelles ou affectives
    • Manque de confiance en soi ou d’estime de soi
    • Besoin de mieux se connaître et de développer ses ressources
    • Gestion des émotions difficiles (colère, tristesse, culpabilité)
    • Accompagnement d’un trouble diagnostique en complement d’un suivi médical
    Si vous vous posez la question de consulter, c’est probablement que le moment est venu. Vous pouvez prendre rendez-vous directement pour un premier échange sans engagement.

    Conclusion

    Le psychopraticien est un·e professionnel·le de l’accompagnement psychologique, forme·e à des méthodes de psychothérapie reconnues, qui aide ses patient·e·s à traverser les difficultés de la vie et a développer leur bien-être.

    Ce n’est ni un médecin, ni un psychologue, mais un·e praticien·ne spécialisé·e dans la relation d’aide, dont la légitimité repose sur la qualité de sa formation et de sa pratique.

    Le plus important n’est pas le titre, mais la compétence, la formation et surtout la qualité de la relation que vous établissez avec votre praticien·ne.

    Si vous souhaitez en savoir plus sur mon approche ou échanger sur votre situation, je vous invite à me contacter ou à consulter mes certifications.


    A retenir :
    >
    Un psychopraticien est un·e professionnel·le de l’accompagnement psychologique forme·e à des méthodes de psychothérapie validées. Le titre existe depuis 2010, après la reglementation du titre de psychothérapeute. Un·e bon·ne psychopraticien·ne a suivi une formation longue (3 a 5 ans minimum), effectue un travail personnel et pratique la supervision. Les consultations ne sont pas remboursées par la Sécu, mais de nombreuses mutuelles les prennent en charge. Le critère le plus important pour choisir : la qualité de la relation thérapeutique et la transparence du ou de la praticien·ne sur sa formation.

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    Pour aller plus loin : Pour comprendre plus concrètement ce que recouvre le travail d'un psychopraticien TCC au quotidien, mon livre Guide pratique de TCC détaille les techniques et exercices utilisés en séance. Lire un extrait

    FAQ

    Le titre de psychopraticien est-il protégé par la loi ?

    Non. Contrairement au titre de psychologue ou de psychothérapeute, le titre de psychopraticien n'est pas réglementé par l'État. C'est pourquoi il est essentiel de vérifier que le professionnel adhère à un syndicat professionnel (SNPPsy, FF2P, AFFOP), qui impose un cadre déontologique strict, une supervision obligatoire et une formation continue.

    Quelle est la différence entre un psychopraticien et un psychologue ?

    Le psychologue a suivi un cursus universitaire de 5 ans (Master), son titre est protégé par la loi, et il peut réaliser des bilans psychologiques. Le psychopraticien a suivi une formation longue (généralement 3 à 5 ans) dans une ou plusieurs méthodes de psychothérapie, sans diplôme d'État réglementé, mais encadrée par des syndicats professionnels.

    Le psychopraticien est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

    Non, les consultations chez un psychopraticien ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale, contrairement à celles d'un psychiatre. En revanche, de plus en plus de mutuelles prennent en charge tout ou partie des séances, généralement entre 3 et 10 séances par an, à hauteur de 30 à 60 euros par séance.
    Lectures recommandées :
    • L'intelligence érotique — Esther Perel
    • Guide pratique de TCC — Gildas Garrec

    À lire aussi

    En bref : Psychologue, psychiatre, psychothérapeute et psychopraticien exercent des métiers distincts qu'il est crucial de différencier pour choisir le professionnel adapté à vos besoins. Le psychopraticien est un professionnel de l'accompagnement psychologique formé à des méthodes validées comme la TCC ou l'EMDR, sans être médecin ni pouvoir prescrire des médicaments. Contrairement à une idée reçue, sa formation est exigeante : 3 à 5 ans minimum, avec travail thérapeutique personnel et supervision continue, même s'il n'est pas réglementé par l'État. Tandis que le psychiatre pose des diagnostics et prescrit des traitements médicamenteux, et le psychologue universitaire réalise des bilans psychologiques, le psychopraticien se concentre sur l'accompagnement concret orienté vers les solutions. Un bon praticien adhère à des syndicats professionnels imposant un cadre éthique strict, garantissant la qualité et la transparence de sa pratique.
    Gildas Garrec, Psychopraticien TCC

    À propos de l’auteur

    Gildas Garrec · Psychopraticien TCC

    Auteur de livres et d’articles sur la psychologie appliquée et les relations.

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